La seconde bande-annonce de l’incroyable Hulk, au ciné le 23 juillet. En gros, on y voit tout le film. Après les adaptations de romans en BD, les adaptations de BD en BD ? Par Marie Voyelle.

29 avril Mad Movies et Wetta : mariage à gore et à cris

Se7en, Destination Finale… Des comics issus de films à succès inaugurent la collection Mad Movies Comics des éditions Wetta. Fondé en 2005, cette petite maison se démarque des mastodontes du marché par ses choix et vient rivaliser avec Fusion, le label Soleil/Panini spécialisé dans les titres tirés des mondes ciné et télé. Adossé à Mad Movies, le magazine de référence sur le cinéma de genre, Frédéric Wetta raconte son défi éditorial.

D’ou est venue l’idée de s’associer au magazine ?
Frédéric Wetta :Je suis un fan de cinéma fantastique et d’horreur depuis mon plus jeune âge, Mad Movies est une vraie bible pour moi. Ce magazine est la base de ma culture ciné, je le lis depuis bientôt 22 ans. Publiant les titres qui me plaisent, on retrouve naturellement beaucoup de personnages liés au ciné dans mon catalogue comme Aliens, The Mask ou la préquelle de Se7en. Depuis mes débuts, la communication sur mes livres passe d’avantage par la presse spécialisée ciné fantastique que par les magazines de BD franco belge ou de comics. Tout cela était donc cohérent avec la mise en place d’une collection Mad Movies.

“ Je communique plus avec les mags ciné que ceux sur la BD ”

Comment les responsables du magazine ont réagit à votre proposition ?
J’avais déjà monté un petit plan de communication avec Mad Movies, à l’époque d’El Zombo Fantasma. Ils étaient partenaires sur ce livre et avaient assuré des pages de pub dans leur magazine et dans Comic Box, le mensuel d’actu comics, qu’ils publiaient à l’époque. Depuis, j’ai gravis quelques échelons et ils m’avaient à l’œil. Lorsque je suis revenu vers eux avec cette idée, le deal s’est fait en 5 minutes. C’est Luke Kenoufi, de Dagon Editions qui co-édite les Tortues Ninjas (TMNT) avec moi, qui a déclenché la machine.

Quels sont vos espoirs dans cette association ? Toucher plus facilement les lecteurs de Mad?
Les lecteurs de Mad sont très différents dans leur façon de penser de ceux de Première ou de Télé Star, je le sais, j’en suis moi-même un ! On a l’habitude de se faire sa propre opinion, on est des passionnés et on est prêts à mordre pour défendre nos points de vue. Ce n’est pas parce que Mad Movies “sponsorise” un dvd ou un livre qu’on va l’acheter les yeux fermés. De mon point de vue, cette collection va permettre de mieux informer les habitués de Mad sur les sorties comics de Wetta, sans garantie de succès ou d’achat compulsif. Les personnes que nous allons toucher plus facilement, ce sont les lecteurs occasionnels ou ceux pour qui le nom est évocateur ceux-là se laisseront guider vers des titres qu’ils ne connaissent peut-être pas.
Pour les choix des albums, collaborez-vous avec les membres du magazine ?
Ils savent à l’avance quels titres vont intégrer la collection. Pour l’instant, ils n’ont rejeté aucune de mes propositions. Destination Finale et Se7en ont été accueillis à bras ouverts et critiqués positivement dans leur rubrique « sang d’encre ». Cela est fait objectivement, comme pour n’importe quel autre livre. De toute façon, si on essayait de forcer la pilule, on se ferait immédiatement repérer et jeter – à raison – par le noyau dur des lecteurs !

“ La collection ne se limite pas aux films, elle s’ouvre à tout l’esprit Mad ”

Quels sont les prochains comics à paraître ?
Zombie Highway 2
, le film reste hypothétique pour l’instant, mais le thème et le traitement de ce comics sont dans l’esprit de la collection. Le premier tome ayant laissé une bonne impression au public, on a voulu intégrer le second dans Mad Movies Comics. L’idée est de ne pas limiter la collection aux adaptations de films mais de l’ouvrir sur des titres ayant « l’esprit Mad ». En juin, Alien versus Predator : Eternal va pouvoir réconcilier une frange du public déçue par les deux premiers films. Et puis, il y aura – enfin – les suites d’Hack/Slash, une BD que j’ai repérée il y a des années et que Rogue Pictures est en train d’adapter en long métrage.
Votre programme annonce la sortie de la Forteresse Noire, s’agit il d’une adaptation du film de Michael Mann ?
Il s’agit de l’adaptation du roman de Francis Paul Wilson, qui avait servi de base au film de Michael Mann. L’écrivain avait détesté le film. La BD a été développée en collaboration avec Wilson, qui a déclaré qu’elle était “le parfait story-board de ce que le film aurait dû être”. Les cinéphiles vont pouvoir étudier ce point de vue en lisant la BD. Une œuvre intéressante à plus d’un titre, donc !

Blog Wetta
Site Wetta
Site Mad Movies


Les images sont, sauf la cover Destination Finale, issues de la série Se7en. DR.

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15 avril Kent sort l’Homme de Mars, un livre-CD stratosphérique

De Métal Hurlant à Futuropolis, le chanteur Kent fait parti de ces auteurs disparus depuis deux décennies. Originaire de Lyon, l’artiste revient en force avec L’Homme de Mars, un album concept à la fois bande dessinée et album pop-rock. Un must !

“ Dionnet m’a donné le contact de Tardi et Moebius ”

Comment êtes-vous venu à la bande dessinée ?
Kent :
J’ai débuté la BD en même temps que la musique. Je montais de Lyon sur Paris en stop ou en train pour présenter mes travaux. Pilote est la première maison chez qui je suis allé. Si j’ai eu l’audace d’y passer, c’est qu’après avoir envoyé des dessins à la rédaction, j’avais reçu une lettre personnalisée de René Goscinny. À l’accueil une hôtesse me disait de laisser mes dessins et de repasser dans une semaine, chose impossible pour moi qui ne restait que 2 jours sur place. La seule fois où j’ai pu laisser mon carton à dessin, je me suis aperçu que personne ne l’avait ouvert.
Vos premiers travaux publiés le sont chez Métal Hurlant…
La rencontre avec Jean-Pierre Dionnet a été importante, je devais avoir 16 ou 17 ans. Métal se trouvait au fond d’une cour intérieure, dans une sorte d’entrepôt au rez-de-chaussée. L’endroit était rempli de bouquins. Tout n’était pas au point dans mon dessin, mais Dionnet m’a encouragé, il m’a emmené chez lui pour me passer des livres et m’a donné les contacts de Tardi et Moebius pour être conseillé.
Comment s’est déroulé la période Métal Hurlant ?
Ma première collaboration était une série d’illustration de petits robots. Je continuais le dessin et la musique avec mon groupe Starshooter. Philippe Manœuvre, travaillant pour Métal, m’a demandé de lui passer une cassette, et a parlé de nous dans un article sur le punk dans Rock & Folk. Du coup, nous nous sommes retrouvés à faire la première partie d’un concert de Jacques Higelin, à Grenoble. C’est là que nous avons rencontré notre premier producteur.
Vient ensuite l’aventure Futuropolis.
Pour moi Métal Hurlant et Futuropolis étaient les deux lieux où il fallait être. Étienne Robial, le boss de Futuro, avait réalisé les pochettes des 2 premiers albums de Starshooter gratuitement. Je passais donc chez eux où je voyais les gens travailler. Je me suis d’ailleurs retrouvé dans La véritable histoire de Futuropolis, le livre de Cestac consacré à cette aventure.
C’est chez eux que vous sortez votre série d’aventure Bob Robert.
À l’époque, Métal Hurlant battait de l’aile, il fallait trouver une porte de sortie. Avec mon ami Bergouze, nous nous sommes donc retrouvés dans la collection X dirigée par Jean-Marc Thévenet. Nous voulions faire une BD feuilleton où les albums sortaient tous les 6 mois. Le rachat par Gallimard et le décès de mon scénariste ont stoppé cette série. Il me reste les 5 premières planches du tome 4 “Bob Robert rencontre Mermoz”, ce sont les meilleures !

“ Réaliser une BD écolo m’a redonné goût au dessin ”

Revenir à la bande dessinée après plus de 20 ans d’absence, c’est un choix surprenant.
Le prologue de L’Homme de mars se trouve dans une petite BD de communication À l’eau, la Terre. Lors ma dernière tournée, un vieil ami est venu me voir pour me proposer d’illustrer un livret écologique. Quand je lui ai fait remarquer que je n’avais pas fait de bande dessinée depuis un bail, sa seule réponse a été « et alors » ? Je n’avais pas d’idée pour faire un album, cette réalisation me permettait d’être utile. Le livre a été distribué gratuitement à 300 000 exemplaires et traduit en 7 langues, c’est ma BD la plus lue. Avec cet album, j’ai repris goût à la réalisation de planches, cela est venu petit à petit, sur des détails, comme le découpage.
Durant ces années vous avez continué à dessiner ?
L’illustration m’occupait pendant les cessions en studio. De manière étonnante, ne pas avoir dessiné régulièrement durant cette période m’a sorti de mes influences, comme Pratt ou Jijé. Quand il a fallu faire L’Homme de Mars, je me suis trouvé très décomplexé, c’était agréable. Il fallait faire du Kent. Si j’avais une ombre à poser, je la faisais naturellement, sans chercher à savoir comment auraient fait tel ou tel auteur.

“ Valéry Zeitoun, du jury de Pop Star, m’a donné le feu vert ”

Comment s’est passé l’accord avec Universal pour L’Homme de Mars ?
J’avais déjà l’objet en tête, mais j’amenais les choses par étapes, sachant très bien qu’une telle idée avait un aspect invendable. Je suis un artiste sous licence, je me charge de tout, mais il me fallait convaincre Valery Zeitoun, le patron du label AZ. C’est un ancien du jury de Pop Star, il a un côté show-biz sympathique, il a vite compris l’idée d’album concept et m’a donné son feu vert ! J’ai alors rencontré des responsables d’Actes Sud, qui est un des rares éditeurs à savoir-faire des disques livres. Ils ont craqué sur le projet, ça a été très motivant.
Ce sont 3 premières idées de chansons liées au sentiment d’être extra-terrestre qui ont donné le top départ du projet.
Dès que j’ai eu l’idée, tout s’est fait très vite, avec enthousiasme. J’avais développé l’histoire et avec mes collaborateurs nous avons réfléchi au côté musical. Avec Fred Pallem, un arrangeur avec qui je travaille depuis plusieurs années, nous avons un goût commun pour les musiques de film, celles d’Ennio Morricone ou de Lalo Schiffrin, nous avons donc décidé de partir dans cet esprit là.
À quel moment avez-vous réalisé les planches ?
Avant de me lancer, j’avais déjà balisé le découpage sur 80 pages. La réalisation des planches a été faite à la toute fin de la production, cela a été une expérience terrible. Les premières semaines se sont très bien passées, j’avais demandé à ne pas être dérangé par personne, j’étais totalement zen. La suite a été plus dure, le manque de rencontre me pesait, il fallait respecter le planning et ne pas douter. Il a vraiment fallu être productif. Du coup, en revoyant l’album, j’ai l’impression de redécouvrir des pages.

“ Abattre les planches était dur. L’absence de rencontres me pesait ”

Le livre est très riche, même la couverture se déplie pour proposer une affiche et les paroles des chansons.
Tout cela est dû à la collaboration avec Thomas Gabison, l’éditeur d’Actes Sud BD. J’ai pu suivre de bout en bout les étapes de fabrication. C’est en discutant avec lui que tous ces éléments se sont ajoutés. Pour une fois j’ai vraiment pu choisir le papier. Dans l’industrie du disque, suivre la simple conception du livret est déjà très compliqué, surtout qu’on n’a pas vraiment le choix. Les maisons de disque ont des tonnes de papiers à écouler et c’est quasi impossible de faire réaliser les livrets de CD que l’on veut.

Avec ce retour dans le monde de la BD, avez-vous l’envie de continuer ?
Six mois à l’avance, je ne sais pas ce que je vais faire. Avant, j’avais toujours une idée ou deux d’avance en musique et les romans me servaient d’intermède. Depuis l’an 2000, je suis vide, je n’ai pas de coup d’avance. Au début je trouvais ça paniquant, maintenant ça me va. La BD pourquoi pas, il faudrait trouver une bonne histoire.
Avec L’Homme de Mars avait vous pensez à le transposer en animation ?
C’est juste une idée, mais j’aimerai bien ce prolongement. Pour ça il faut que je rencontre les bonnes personnes, un studio pour réaliser un pilote. J’aimerai bien voir l’histoire en long métrage d’animation avec la musique, en rajoutant des éléments, pourquoi pas en démarrant par un clip.

Le site web de Kent
Le MySpace de Kent

Les photos sont © Wart. Les images sont © Actes Sud BD - Kent.

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31 mars Oban Star-Racers en figurine vinyl - 4/ Prototypes d’usine

Après quelques mois d’absence, le carnet de production de la figurine Molly, adaptée de l’héroïne de la série d’animation Oban Star-Racers, est de retour avec une étape cruciale : les prototypes d’usines.

Sur la base de la sculpture à la wax, un modèle en résine est envoyé à l’usine qui va se charger de fabriquer en série le toy Molly. Le processus de fabrication sera enclenché après les dernières validations de Muttpop sur le prototype chinois.

Première étape, l’usine réalise un premier moule avec la sculpture envoyée par Muttpop, en essayant d’être le plus fidèle au modèle original. Un ingénieur est chargé de découper ensuite le moulage en cire pour déterminer le nombre de pièces dont sera composé l’objet. Chaque partie de Molly est ensuite assemblée à la main pour donner forme à ce que sera la figurine vendue en boutiques.

Plusieurs photos de ce prototype d’usine sont envoyées à Muttpop mi-février. « À ce stade, nous avons la possibilité de demander des corrections et nous ne nous en sommes pas privés, nous explique MuttpopNico. Ces premiers prototypes pouvaient être améliorés pour ressembler encore plus à la sculpture envoyée à l’usine. Les remarques ont porté sur le moulage de la tête, nous n’étions pas contents du menton trop en avant sur le proto par rapport à la sculpture de l’image de droite.»

« Et sur l’espacement entre les jambes, il est beaucoup trop grand, ce qui donne une mauvaise attitude au personnage et risquait de lui donner une mauvaise stabilité. »

Molly brille dans le noir

Comme il est coutume chez Muttpop, des versions limitées des toyz sont conçues en parallèle à l’édition standard. C’est le cas de la Molly extra Spicy Glow in the dark.

« Nous produirons plusieurs versions limitées de Molly en plus de la version originale, annonce MuttpopNico. Nous n’avions pas produit d’édition Spicy depuis la figurine Lucha Libre d’El Panda. En plus de l’effet extra Spicy nous y associons le glow in the dark, inutile de vous dire que nous sommes très excités par cette édition ! »

Comme pour la figurine originale, des modifications n’épargnent pas l’édition limitée de la Molly qui brille dans le noir. « L’effet spicy sur la matière du glow in the dark, ne présente pas un dégradé assez subtil, constate MuttpopNico. De plus, comme vous pourrez le voir sur les photos, les bras et le reste du corps n’ont pas exactement la même couleur de glow. Nous avons donc demandé à l’usine d’uniformiser le rendu de la matière. »

De longues explications accompagnées de fichiers indicatifs sont alors envoyés par mail à l’usine qui, dans l’attente de présenter des prototypes corrigés, demande à Muttpop de valider la position des copyrights sous les pieds du personnage.

C’est dans la boîte !

Une fois approuvée par Savin Yeatman Eiffel, le créateur de la série, une version haute définition du design du packaging imaginé par le directeur artistique de Muttpop est envoyée à l’usine.

Est-ce que les remarques faites sur le prototype auront été prises en compte ? Le prototype final ressemblera-t-il à la Molly ? Muttpop travaille-t-il en secret sur des toyz Dora l’exploratrice ? Autant de questions haletantes qui trouveront leur réponse dans le prochain carnet de production du toy Molly, attendu en juin 2008 pour moins de 40 € !

Août - 1/ Conception graphique
Septembre - 2/ Les essais au Sculpey
Octobre - 3/ La sculpture à la Wax
Mars -4/ Prototypes d’usine

Retrouvez l’ensemble des étapes du carnet de production dans la catégorie dédiée à l’évènement.

Toutes les images sont © Muttpop Europe.

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13 mai Batman aura son « animatrix » !

Avec la sortie en salle de Batman : The Dark Knight, le film le plus attendu de l’année après Indiana Jones 4 ; un DVD de courts métrages d’animation autour de l’homme chauve-souris arrive mi-juillet en magasins.

Batman : Gotham Knight sera à l’image des Animatrix, une compilation de 6 courts, animés par 6 réalisateurs différents parmi lesquels David Goyer (Batman Begin) ou Josh Olson (History of violence). D’une durée d’1 heure 20 environ, la série sera mise en vente en DVD standard, collector – avec un cd supplémentaire plein de bonus –, mais aussi en blu-ray. Reste à savoir si au-delà de la prouesse technique annoncée, le trailer parle de lui-même, la qualité des histoires rivalisera l’excellence de la série animée des années 90.

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12 mai Les Ruminations de Frédérik Peeters

Alors que la rumeur d’une annulation du tome 3 de RG circule suite à un désaccord entre Dragon et Peeters, les éditions Atrabile sortent Ruminations, un album qui reprend une trentaine de travaux réalisés par le dessinateur au cours des 10 dernières années.

Véritable catalogue de styles, avec des planches en noir et blanc ou en couleur, Ruminations est un épais volume de 180 pages qui ravira les fans du créateur de Lupus avant tout. L’auteur l’annonce d’ailleurs dès l’avant-propos, Ruminations est livré tel quel, même si certaines histoires présentes sont, à son goût, “datées” et auraient méritées à être “retravaillées”.


Les images sont © Atrabile - Frederik Peeters. En médaillon, couverture définitive.

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12 mai Un MMORPG pour les Chroniques de la Lune Noire

Abandonné par le studio Vircom en 2003, suite à la mort de l’éditeur de jeu vidéo Cryo, BlackMoon Chronicles - Winds Of War, le jeu en ligne massivement multijoueurs tiré des Chroniques de La Lune Noire connait une nouvelle vie entre les mains d’AmalGame Online, depuis fin 2007. Créée par Froideval et Ledroit en 1989, la série BD avait connu une première adaptation désastreuse sous forme de jeu de stratégie en temps réel, en 1999.

La reprise du MMORPG - dont une bêta version publique est en cours - n’aura nécessité que quelques mois de développement, avec une sortie annoncée pour mercredi 12 mai. Une annonce vue d’un œil inquiet par une partie des bêta-testeurs qui s’inquiètent des bugs majeurs toujours présents, à en croire les messages sur le forum du jeu. Reste que si les problèmes sont corrigés, ce nouveau MMORPG à la patte cartoon diablement sympa devra se trouver une place entre les World of Warcraft et autres Dofus !

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08 mai Justice : Alapage gagne son procès sur la gratuité du port des livres

Dans un arrêt du 6 mai, la Cour de cassation de Paris casse et annule le jugement rendu en appel qui condamnait la librairie en ligne Alapage.fr à suspendre la gratuité des frais de port pour ses livres.

La cour souligne que la gratuité ne peut être assimilée à une prime et ne contredit donc pas la loi Lang sur le prix unique du livre. Une décision de poids qui devrait faire jurisprudence dans l’affaire Amazon.fr, attaqué pour la même raison, faisant la joie des internautes, et un peu moins celle du Syndicat de la librairie Française à l’origine des plaintes.

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05 mai Moebius illustre la Croix-Rouge

Quand il ne fait pas du Blueberry, qu’il n’illustre pas un tome de XIII ou ne participe pas à l’élaboration d’une attraction pour le Futuroscope, Moebius travaille pour le compte du Comité international de la Croix-Rouge. C’est en tout cas, ce que nous révèle le site espagnol Entrecomics.

Le créateur du Bandard fou se met ainsi au service du CICR pour illustrer sur 8 pages l’histoire de cet organisme international. Loin des bandes dessinées de communication vite expédiées, Jean Giraud, au mieux de sa forme, livre ici des planches fouillées. L’histoire met en avant le créateur de la Croix-Rouge, Henry Dunant premier Prix Nobel de la paix en 1901. Le PDF gratuit est disponible en plusieurs langues sur le site de l’institution.


Les images sont © Moebius - CICR.

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05 mai Le BDVD Thorgal à 5 € en kiosque

Allier la BD à un support numérique DVD : c’était le pari de la maison d’édition Seven 7. Fin 2005, l’éditeur lançait son projet de BDVD avec Thorgal et le cycle du pays Qâ, sans doute le meilleur de la série. Manque de pot, « la fusion du cinéma et de la bande dessinée » a été accueillie plutôt fraichement et ce qui se voulait révolutionnaire a vite fait l’effet d’un pétard mouillé.

3 ans et seulement 4 BDVD plus tard, les kiosques mettent en vente Thorgal : Entre les faux dieux à 5 € au lieu des vingt réclamés lors du lancement. Véritable opération séduction pour une nouvelle vie en kiosque ou liquidation du stock ? La question reste posée. Au bout du compte, si les 2h de BD en vidéo ne vous emballent pas plus que ça, la mine d’or sera plutôt à trouver du côté des bonus DVD qui proposent plusieurs documentaires, des interviews et même des jeux interactifs ! L’album adjoint à la galette est lui aussi complet, avec un making of sur le cycle Qâ de Thorgal, allant des coulisses de conception à la symbolique empruntée aux civilisations d’Amérique.


En médaillon, le BDVD mis en vente 5 €. Ci-dessus, 3 autres BDVD parus entre 2005 et 2006.

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05 mai Puissance Maximum, un nouveau webzine gratuit

Un dossier complet pour tacler la tecktonik, des histoires de chien, de squelette, du roman-photo idiot… Voilà quelques-unes des petites choses à découvrir dans Puissance Maximum, un nouveau webzine gratuit d’une centaine de pages. Pas de PDF ni de flash, tout juste des pages HTML à cliquer pour découvrir les divers travaux publiés au format à l’italienne. C’est très couillon, et c’est conduit par Youpi! et Cubi, un blogueur BD, à ne pas confondre avec notre Cubik, un blogueur tout cours.

À terme, un système d’abonnement par newsletter devrait être rendu disponible, ce qui n’est pas le cas au moment d’écrire ces lignes. En revanche, tout un tas de petits bonus sont d’ores et déjà accessibles, des fonds d’écran à un mini-jeu à télécharger, toujours pour pas un rond. Profitons !


Les images sont © Puissance Maximum et les auteurs.

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01 mai Période Rouge, le mensuel au format PDF sur Vaillant et Pif Gadget [MAJ]

À l’occasion des 60 ans du chien Pif, Richard Médioni, l’ex-rédac’ chef de Pif Gadget revient sur l’histoire de son magazine et de Vaillant avec Période Rouge, un mensuel gratuit de 17 pages diffusé au format PDF.

Dans une vidéo mise en ligne pour présenter le projet, Médioni explique que Période Rouge met en avant le contexte historique, social et culturel de l’époque à travers des interviews, des analyses et des documents inédits reproduits pour l’occasion. Un beau projet auquel on peut s’abonner en envoyant un mail  à perioderouge (at) orange.fr.

Comme on reste de gros coquins dans l’âme, on vous conseille vivement de regarder la vidéo de présentation : Richard Médioni qui parle des atouts du PDF « si on veut, on peut faire des zooms », c’est déjà culte !

Mise à jour : Dispo par abonnement, le premier numéro a été envoyé le 1er mai par mail. Vous pouvez le consulter également en le téléchargeant sur le site de Période Rouge.


News initialement publiée le 24 mars. Mise à jour le 1er mai.

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30 avril Le Japon d’autrefois, à découvrir en manga

Jeune fille candide, vieillards malicieux, arbre en fleur, monstre fantastique et soucoupe volante : tous les ingrédients des Contes du Japon d’autrefois sont résumés sur la seule couverture. Revisitant les légendes rurales, Kazauichi Hanawa livre une œuvre pétrie de qualités, composée de 11 chapitres étonnants à savourer sans plus attendre.

Déjà publié en France par Sakka avec Tensui, l’Eau céleste et chez Ego Comme X avec Dans la prison, cet auteur atypique, condamné à 3 ans de prison pour détention d’armes à feu, revient en Europe grâce à cette œuvre mêlant fantastique et ruralitée. Bénéficiant d’une postface de Rumiko Takahashi, auteure de Juliette, Je t’aime ou Ranma 1/2, le livre révèle toutes les qualités de ce dessinateur au style daté mais élégant. Rendons grâce à Jean David Morvan qui se voit remercier dans les crédits par les éditeurs français pour avoir recherché “ce titre dans sa bibliothèque magique”.


NIPPON MUKASHI BANASHI (c) 2001 by Kazuichi HANAWA / Shogakukan Inc.

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29 avril Ken le survivant : en manga remis à neuf !

À l’occasion de la sortie de son film d’animation director’s cut, le 14 mai au cinoche, Ken le survivant s’offre une nouvelle édition pour les 26 tomes de sa série manga. Surfant sur le petit buzz autour du film, les éditions Asuka ont la chouette idée de remettre à neuf Hokuto no Ken, de son vrai petit nom, avec une nouvelle traduction supervisée par les auteurs Buronson et Tetsuo Hara. Les deux premiers tomes seront mis en vente 7 € l’unité dès le 15 mai, suivis par les 24 autres, à raison d’une nouveauté tous les deux mois.

La série animée, diffusée il y a plus de 20 ans dans le Club Dorothée, avait entrainé une levée de boucliers devant la violence avérée du show. C’est depuis cette « affaire » que la conscience collective colle au manga une éternelle image d’usine à violence. Pour ses 25 ans, la série revient en force sur le territoire, et sera consacrée lors de Japan Expo dans un espace spécial tenu par l’éditeur vidéo Kaze et les éditions manga Asuka !


HOKUTO NO KEN © 1984 by BURONSON AND TETSUO HARA / NSP.

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29 avril Dollar faible : Amazon.fr préfère aligner certains prix sur la livre sterling !

Si l’euro fort – ou la faiblesse du dollar – a un avantage pour le citoyen lambda, c’est bien grâce au taux de change qui permet d’acheter des produits américains à des prix « bradés ». Ainsi, un livre vendu 15 dollars aux USA revient à 10 € dans la zone euro ! Amazon.fr propose une grande partie des livres en anglais selon ce taux de change, mais depuis quelques jours et selon nos constatations, de plus en plus de titres américains, des grands succès aux indépendants, ont comme devise de référence… la monnaie anglaise !

Bien moins avantageux pour nous, un comics proposé 15 dollars nous donne 10 livres sterling selon Amazon (8 livres, selon le taux de change en vigueur), soit 13 €, selon cette nouvelle indexation ! Pour être concret, le premier tome de Buffy vendu 15 dollars aux États-Unis nous revient à 10 €, alors que le tome 2 vendu le même prix outre-Atlantique, mais aligné sur la livre sterling, passe d’un coup à 13 € ! Si le public est toujours gagnant au change, la marge s’est terriblement rétrécie. Un tour de passe-passe qui n’est certainement pas pour avantager le consommateur…

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28 avril Un nouveau logo pour Dupuis et pour la série Cédric

En marge des 70 ans du journal de Spirou, les éditions Dupuis annoncent leur changement d’identité graphique et éditoriale avec un logo tout neuf. Initié avec le rafraichissement, il y a quelques semaines, du logo de la série Cédric, l’éditeur du petit groom a dévoilé pour son logo, une nouvelle typo, sans empattement, qui se veut plus moderne. Exit la bulle et place au calot de groom, le même qui se trouve sur les couvertures de la nouvelle formule de l’hebdomadaire Spirou.

La coquetterie ne sera en revanche pas présente sur les couvertures qui feront place au seul nom de la maison d’édition. Cette transformation sera visible sur les albums à partir du 20 août, date à laquelle on imagine une refonte du site web de la maison Dupuis, un des derniers à ne pas avoir sauté le pas cette année !


En haut à gauche, l’ancien logo Dupuis, à droite la nouveauté. Le logo Cédric est relooké par le dessinateur Bannister. (Les Enfants d’ailleurs, avec Nykko, chez Dupuis).

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28 avril « Manga 10 000 images », une nouvelle revue d’analyse et de critique

Au milieu des tonnes d’encyclopédies et de dictionnaires manga, il manquait une revue d’analyse et de critique de la bande dessinée japonaise. Les éditions H sont en passe de combler ce vide avec Manga 10 000 images, une revue semestrielle de près de 200 pages, vendue 12 € en librairie dès le 14 mai.

Pour son premier numéro, Manga 10 000 images n’aborde pas un thème très fédérateur en analysant le phénomène yaoi, dans un dossier sur l’homosexualité et le manga. En supplément, des chroniques et interviews ponctuent la réflexion qui aborde la question d’un genre qui plaît particulièrement aux filles, tout en passant en revue l’importance du yaoi dans le monde : des balbutiements en France au véritable phénomène aux USA. Des aspects plus satellites seront à découvrir, comme les produits dérivés ou des fiches pratiques sur les auteurs.

Avec une maquette minimaliste sur des pages en noir et blanc, Manga 10 000 images marque la rupture avec les magazines spécialisés manga haut en couleur qui proposent souvent le même sommaire de mois en mois. Pour son deuxième numéro, la revue prévoit un copieux dossier sur Ozamu Tezuka.


Les images sont © Editions H.

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25 avril Périscopages 2008 met Benoît Jacques à l’honneur

La Bretagne, ça n’est pas seulement le (très) connu salon de Saint-Malo, c’est aussi les Périscopages de Rennes. Durant près d’un mois, la ville propose aux curieux de nombreuses expositions de BD indépendante européenne. Les différentes galeries et bars mettront à l’honneur, du 16 mai au 08 juin, des artistes tels que le Belge Benoît Jacques, les Toulousains de Misma, le Breton Nylso ou encore un groupe de graffeurs avec l’exposition Grafitti is not dead !

En marge de ce mois d’expos, l’association Periscopages organise du 04 au 07 juin, les 2e Assises de la bande dessinée indépendante, soit l’occasion de participer à différents débats (auto-édition en Amérique du Nord, édition indépendante en Corée…) animés par Jean-Paul Jennequin. D’autres évènements, comme l’atelier Flip Book, viendront remplir les journées de ce festival, rendu aussi célèbre pour la censure quasi systématique de ses affiches par la municipalité !


En médaillon, l’affiche 2008 signée Benoît Jacques. Ci-dessus les affiches censurées de Stéphane Blanquet, Jochen Gerner et Thomas Ott.

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25 avril Flight s’envole pour la cinquième fois en juillet

Et de cinq ! Cet été, l’américain Villard Book propose une cinquième anthologie au collectif Flight, conduit par Kazu Kibuishi. L’auteur de Daisy Kutter et d’Amulet – qui devrait connaître une adaptation au cinéma –, a récemment mijoté un petit frère à son célèbre collectif en publiant Flight Explorer à l’intention d’un public plus jeune.

Pas de révolution au sommaire avec des habitués du collectif parmi la vingtaine d’auteurs, comme Michel Gagné, Phil Craven, Chris Appelhans, Bannister ou encore Kness et Made, les patrons du Café Salé qui ont déjà signé une histoire courte dans Flight 2. Au total, 350 pages de bandes dessinées très graphiques pour 25 dollars, soit 16 €. Côté hexagonal, après le retrait de KSTR, toujours pas de nouvelles pour une adaptation en français…

Illustration de couverture par Kazu Kibuishi.

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24 avril Delcourt lance la collection Outsider en septembre

Vincent Bernière n’aura pas tardé à éditer de la BD américaine indépendante après son départ du Seuil BD. Le voilà de retour chez Delcourt avec bon nombre des auteurs qu’il publiait, dans une nouvelle collection taillée sur mesure : Outsider !

Joe Matt, Kikuo Johnson, Adrian Tomine, Seth, Chester Brown, Dave Cooper ou les frères Hernandez sont au programme de la collection qui verra dès septembre l’arrivée de La Rivière empoisonnée de Gilbert Hernandez, un one shot de la série Love and Rockets. Nous aurons aussi droit à Suckle suivi de Crumple, deux histoires de Dave Cooper regroupées en un seul volume spécialement désigné pour l’occasion. Une réédition « conforme à l’originale » du Pauvre type de Joe Matt, publié à l’origine en France par les humanos sous le titre Peep Show est aussi attendu au lancement.

Nouveaux auteurs indies et incontournables de la scène indépendante US devraient faire le sel d’Outsider qui prévoit aussi de nombreuses réeditions d’ouvrages, dont les précédentes VF sont « épuisées ou jugées décevantes », tels Insomnie d’Adrian Tomine, La vie est belle malgré tout de Seth, Double fond de Jason Lutes, Je ne t’ai jamais aimé et Le Playboy de Chester Brown.

Quant au logo inspiré de la même typo que celui de Wart, « nous cherchions sans succès, nous explique Vincent Bernière, jusqu’au moment où je suis tombé sur un bar de nuit à Bangkok, jadis fréquenté par des GI’s, dont le logo évoquait tout de suite pour moi l’Amérique, raison d’être de la collection » ! Coup d’envoi du match en septembre.


Ci-dessus la couverture exclusive de Dave Cooper pour Delcourt.

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