A la une

XIII : 25 ans et plein de projets

Pourtant terminée en 2007, la série de Jean Van Hamme et William Vance aura rarement eu une actualité aussi chargée. À l’occasion de ses 25 ans cette année, Dargaud réédite les 19 tomes de la série sous de nouvelles couvertures collector tandis que le deuxième épisode de XIII Mystery, signé Corbeyran et Berthet, arrive fin octobre et sera consacré à la vilaine Irina. Dans cette histoire, on comprendra comment le personnage est devenu tueur du KGB au service la Mangouste – dont on connaît toute l’histoire depuis la sortie du premier XIII Mystery –, alors que rien dans son enfance ne l’y prédestinait : elle était pensionnaire dans un orphelinat paumé en Biélorussie.

Parmi les projets plus lointains, l’écriture en cours d’une nouvelle saison télé, alors qu’M6 diffusera en clair les premiers mini épisodes vers la fin de l’année. Paraîtrait qu’Ubisoft – encore eux ! – développe en secret un jeu vidéo massivement multijoueur consacré à l’amnésique. Rien dans ce sens n’a été présenté lors du dernier salon E3, mais l’éditeur nous a déjà mijoté une adaptation en jeu réussie, avec des graphismes en cel-shading. Avec de nombreux XIII Mystery en chantier, le projet audiovisuel et les rumeurs d’un retour de Vance au dessin d’ici 3 à 4 ans, XIII risque bien de truster le top des ventes pendant encore quelque temps.
Voir les images / Réagir

Le Signe de la Lune : le grand projet de Munuera

Découvert en 1996 avec les Potamoks aux côtés de Sfar, José Luis Munuera a depuis multiplié les projets sympas, de Sir Pyle à Merlin en passant par Nävis, sans oublier la reprise controversée de Spirou, le temps de 4 albums. Pour octobre, il prépare chez Dargaud Le Signe de la Lune sur un scénario de l’inconnu Enrique Bonet.

À paraître dans la collection Long courrier de Dargaud, ce one shot de 136 pages nous conduira dans une ville espagnole au début du XXe siècle, auprès d’une communauté croyante. Artemisa, l’héroïne, sera va peu à peu être attirée par la Lune et l’immense forêt qui borde son patelin. Un projet vite adopté par l’éditeur : « Il n’y avait pas de dossier [de présentation], explique Munuera sur un blog consacré à son album. Aucun synopsis. Pas plus que de présentation du concept. Ni de scénariste professionnel et respecté à mes côtés. Il y avait juste 4 ou 5 planches avec ces mots : “François, je vais faire ce truc avec mon copain Enrique. Amitiés, JL” Il a réagi immédiatement et avec enthousiasme » De quoi rendre jaloux quelques auteurs !

Si le blog officiel se montre radin en visuels, ce n’est pas le cas de l’excellent site espagnol Entrecomics qui propose plusieurs planches en noir et blanc mâtinées de rouge. D’ailleurs, pas sûr que ce one shot le reste longtemps : « Ce que je n’ai pas encore dit à [l'éditeur] c’est que nous avons prévu de réaliser beaucoup d’autres albums noir et blanc, avec cet univers magique, rural et fascinant qu’on retrouve dans Le Signe de la Lune… à ma femme non plus d’ailleurs. »
Voir les images / Réagir

Happy Sex : première image de la BD X de Zep

Preuve que Zep sait lâcher son Titeuf de temps à autres, il se permet régulièrement des recréations comme on l’a vu avec Découpé en tranches. Le 14 octobre, il sort chez Delcourt Happy Sex, un livre pour adultes dans lequel il expose tout un tas de saynètes rigolotes classées X, dont on vous présente une des premières images.

Dans le dossier de presse, Maïtena Biraben, présentatrice de la Matinale sur Canal +, questionne l’auteur sur son nouveau projet. Zep lui explique pourquoi l’ouvrage n’est pas pour les mouflets : “Ce n’est pas un bon moyen pour eux de découvrir la sexualité ; il y a un décalage voulu dans le dessin qui va le rendre drôle pour les adultes, mais cet humour, les enfants ne le percevraient pas.” Au sujet de son parti pris éditorial, l’auteur raconte : “j’avais envie de raconter l’histoire de gens “normaux”, ni bizarres ni déviants. [...] Je ne trouve mon travail satisfaisant que s’il fait écho à ma propre vie. Il faut que je puisse m’y retrouver. Voilà pourquoi l’homosexualité n’a pas trouvé ça place dans Happy Sex.”

Réalisées sur une ou deux planches, les histoires courtes conservent la patte “Titeuf”, ce qui fait bizarre au premier cyber coup d’œil ! Il nous tarde en tout cas d’en savoir plus sur ce cocktail déjanté dans lequel se côtoieront “Fantaisie, poésie, fétichisme, auto fellation ou sadocolissimo”. Finalement, pas sûr que ces histoires soient si “normales” !
Voir les images / Réagir

Réactions (2)
Le Lac aux Vélies : Ovni musical et éditorial

Les livres musicaux ne sont pas nouveaux. Les BD musicales non plus : il n’y a qu’à voir les nombreux bouquins publiés par Nocturne, notamment sa collection BD Jazz ou le superbe Homme de Mars, un livre-album signé Kent, qui nous avait régalés au printemps 2008. Ce mois-ci, Futuropolis se lance dans un projet similaire avec Le Lac aux Vélies, un conte illustré et écrit par Ludovic Debeurme d’après un spectacle du chanteur Nosfell, qui signe la bande originale du livre !

Y a pas à tortiller, l’objet est magnifique. Au format à l’italienne, il abrite un conte illustré avec des personnages bizarres et dérangeants, aux côtés de textes en français, aussi traduits dans une langue imaginaire conçue par le chanteur Nosfell. Faut savoir que l’artiste mûrit son univers onirique depuis son adolescence et le développe dans chacun de ses albums musicaux underground au son très particulier. Le CD proposé dans un livret cartonné collé sur la couverture de l’ouvrage ne fait pas exception. Aux accents d’opéra, l’orchestration puissante rappelle parfois les musiques de film et les voix tantôt aiguës, tantôt graves offrent un cachet particulièrement original.

Ecoutez un extrait du Lac aux Vélies :

Vendu 29,50 euros, l’ensemble ne s’achète pas les yeux fermés, vu que les univers graphiques et musicaux de Debeurme et Nosfell sont particuliers et peuvent mettre mal à l’aise. Heureusement, de nombreux extraits des opus de Nosfell sont à découvrir via Amazon ou sur son site officiel. Si ça vous plaît, Le Lac aux Vélies est l’assurance d’un voyage rafraîchissant et surprenant en terres inconnues.
Voir les images / Réagir

Devenir Jedi et maîtriser la force : c’est possible

George Lucas l’a toujours su : ce que les fans de Star Wars veulent vraiment, c’est maîtriser la force pour pouvoir faire valdinguer d’un geste de la main tous ceux qui bouchent les rues en ville pour discuter en groupe ou les relous qui jouent les piquets dans les escalators du métro. Star Wars : Force trainer, dont la présentation sera faite lors du Comic Con de San Diego, fait le premier pas vers cette utopie.

Le principe est simple : on se met un casque qui analyse les ondes cérébrales, transmises à un appareil dans lequel une boule va et vient dans un tube en plastique. L’idée, c’est de contrôler sa progression et son activité par la pensée. Le système n’est pas nouveau, mais c’est la première fois qu’il est porté sur un produit dérivé Star Wars, vendu 130 dollars et dont les premiers exemplaires seront mis en vente à la rentrée prochaine dans toutes les enseignes de jouet ou dans les officines raëliennes, à en croire l’un des visuels promo d’un goût douteux.
Voir les images / Réagir

Réactions (2)
Ubisoft lance sa maison d’édition BD

L’éditeur de jeu vidéo français à qui ont doit Splinter Cell, Rayman, Beyond good & evil ou encore Assassin’s Creed a décidé de fonder sa propre maison d’édition : Les Deux royaumes, dérivé du titre d’un des épisodes de Prince of Persia. Au menu, des franchises déclinées en bande dessinée avec, en guise de prélude, la sortie pour novembre d’une BD Assassin’s Creed signée par Djillali Defali et Éric Corbeyran. Ce n’est pas la première fois que les deux auteurs collaborent ensemble puisqu’ils ont proposé Asphodèle et La Loi des 12 tables aux éditions Delcourt.

Hormis un premier visuel qui ne déboîte pas trop la mâchoire, Ubisoft se la joue radin niveau information puisqu’on n’apprend rien à part le nom de leur diffuseur : DDL, celui qui s’occupe de Dargaud, Dupuis, Le Lombard, les maisons de Média-Participations. En revanche, on sait que de nombreux illustrateurs et scénaristes surpuissants officient chez Ubi dans les divers départements de conception de jeux vidéo tels que Matz, scénariste du Tueur, qui prépare la sortie du tome 7 de sa série avec Jacamon pour fin août.

Enfin, sans connaître les chiffres de ventes des deux superbes romans graphiques Prince of Persia, parus en novembre dernier, au même moment qu’un nouveau jeu de la franchise, on imagine que la commercialisation de ces titres chez Dargaud a dû donner des idées, sinon des certitudes en matière de BD à l’éditeur de jeux vidéo.
Voir les images / Réagir

Réactions (2)
Michael Jackson, roi de la pop et fan de Martine

Le roi de la pop est mort. Parmi vous, certains trouvent sans doute disproportionnée et même agaçante l’ébullition médiatique autour de la disparition de cet artiste génial, mais controversé. Très fan de la petite Martine de Marcel Marlier, Michael Jackson a pendant longtemps voulu acheter les originaux à l’auteur ! Il l’a rencontré à Paris, lui a par la suite téléphoné en pleine nuit, avant de se faire offrir par l’auteur un grand dessin dans lequel il était représenté au milieu d’enfants.

On ne sait pas trop ce qu’est devenu ce collector, qui ne figurait pas dans les catalogues de la vente aux enchères Michael Jackson, annulée chez Julien’s auctions peu de temps avant d’avoir lieu. On y trouvait en revanche pas mal de peintures de David Nordahl dans la même veine ultraréaliste que celle prisée par l’auteur de Martine mais aussi plusieurs croutes vraiment bizarres. Pour l’occasion, on vous propose de télécharger une interview de Marcel Marlier parue dans le mensuel Casemate d’octobre dernier. Celle-là même où Marlier explique que Bambi disait de la fillette : “C’est Dieu qui l’habite”
Voir les images / Réagir


XIII : 25 ans et plein de projets
Le Signe de la Lune : le grand projet de Munuera
Les trésors de Picsou en kiosque
Quel avenir pour Donjon ?
Ubisoft récupère la licence Astérix
Happy Sex : première image de la BD X de Zep
Nicolas Wild propose de frapper Ahmadinejad
Les Kerascoët planchent sur Reine beauté
BD - COMMANDO COLONIAL #2, de Appollo & Brüno
Le Lac aux Vélies : Ovni musical et éditorial
Devenir Jedi et maîtriser la force : c'est possible
Wartmag en panne !
Une action figure pour Tessa
Internet rend-il bête ?
BD - ASPIC VOISINE, de Monsieur H
Ubisoft lance sa maison d'édition BD
Guide d'achat : les meilleures BD 2009 (janvier à juin)
Michael Jackson, roi de la pop et fan de Martine
Un clip animé pour Moby
Sky Doll cherche coloriste
BD - LES CARNETS DE LA GRENOUILLE NOIRE #0, de La Grenouille Noire
T for TROUBADOUR - Le BLACK dans la BD
Une nouvelle intégrale Marzi en octobre
La Brigade chimérique de Lehman en images
BD - PROMÉTHÉE #2, de Bec
Muttpop à la Japan Expo
Yoann lance son site plein de Spirou
BD - TROUILLE, de Pinelli & Oppel, d'après Behm
Les soldes BD sont ouvertes
Vampyres Sable Noir : le cross-média BD, Télé et roman
Premier teaser pour The Last Airbender
Axelle Laffont se lance en BD
BD Argentine - JUSEPE EN AMERIQUE, de Trillo & Tunica
Nouvelles images pour Gainsbourg de Sfar
Happy Sex de Zep dévoile sa couverture
Tim Burton s'attaque à Alice au pays des merveilles
DigiBiDi lance son service de BD à la demande
Dragon Ball, Naruto sur mobile… les japonais sont là !
Brooklyn Dreams : le roman graphique de l'été ?
Chauvel prépare une collection sur les "casses" du siècle
Akira au ciné, plutôt mal barré
BD - I.R.S. #11, de Vrancken & Desberg
Angelina Jolie aime Le Photographe
Le Soir publie du fonds
BD - CLANDESTINE #1, de Cady & Marc-Rénier
Iran : coup d'Etat, selon Marjane Satrapi
Shutter Island, prix des libraires 2009
Album lance un site de vente de figurines
BD – ROSALIE BLUM #3, de Jourdy
Captain America ressuscite ?

Brèves

Les trésors de Picsou en kiosque

Le huitième numéro des Trésors de Piscou vient de paraître, spécialement consacré aux castors juniors. Pour 4,90 euros, des dizaines de pages signées Carl Barks et Don Rosa, en plus d’une trentaine reproduisant le fameux manuel des castors !

Réactions (2)
Quel avenir pour Donjon ?

Un lecteur du forum consacré à la série de Joann Sfar et Lewis Trondheim chez Delcourt a rapporté des propos qu’aurait tenus l’auteur de Lapinot au festival de Strasbourg. Occupé sur ses productions BD et ciné, Sfar n’aurait plus trop le temps pour Donjon. Trondheim aurait envisagé de stopper la série, de la poursuivre seul ou avec de nouveaux scénaristes. Les deux cocréateurs doivent se rencontrer cet été pour faire le point sur leurs envies donjonesques.

Réagir
Ubisoft récupère la licence Astérix

Après avoir annoncé la mise en chantier d’un jeu Tintin et la préparation d’albums de bande dessinée, l’éditeur français de jeu vidéo Ubisoft prépare pour octobre Astérix sur Nintendo DS, dont on ne sait rien hormis son titre. Précédemment entre les pattes d’Atari, la licence Astérix vient renforcer l’apparente stratégie BD de l’éditeur.

Réagir
Nicolas Wild propose de frapper Ahmadinejad

On connaissait les jeux en Flash dans lesquels George Bush se recevait ou devait éviter des milliers de godasses. Peut-être suit-on le même chemin avec l’hilare Mahmoud Ahmadinejad qui entre deux rictus fait tirer sur son peuple. Nicolas Wild, auteur de Kaboul Disco, a mis en ligne sur son blog une petite application pour lui mettre un poing dans la tronche. Minimal, mais tellement bien !

Réactions (2)
Les Kerascoët planchent sur Reine beauté

Les Kerascoët viennent de publier sur leur blog la première image de Reine beauté, un one shot réalisé en compagnie d’Hubert, scénariste et coloriste sur Miss pas touche. Attendu chez Dupuis, l’éditeur qui nous a proposé l’essentiel Jolies ténèbres, ce nouveau projet aux graphismes proches de l’estampe mettra en scène une femme qui a reçu le don de beauté

Réagir
Wartmag en panne !

Vous l’avez sans doute constaté, le site – Pacific Princess pour les intimes – est allé voir ailleurs s’il y était entre 3 h du matin et 22 h. Une bête surchauffe dans la salle des machines, comme ça arrive parfois, à moins ce que ce ne soit Troubadour qui sous l’effet du Mojito ait fait exploser les turbines du paquebot.

Réaction (1)
Une action figure pour Tessa

L’agent intergalactique Tessa, qui en est à son tome 5 chez Soleil aux mains de Louis et Mitric, devrait avoir prochainement son action figure, à en croire les jolis work in progress disponibles sur le blog dédié au projet. Si aujourd’hui la plupart des action figures articulées sont bon marché, comme les Batman ou Star Wars qu’on trouve dans le commerce, la Tessa devrait tout de même coûter plus cher !

Réagir

En Librairie

BD – COMMANDO COLONIAL #2, de Appollo & Brüno

Après la belle réussite Commando Colonial, les auteurs de Biotope transforment l’essai dans ce nouvel épisode qui peut se lire indépendamment du premier. Rivière et Robillard, nos fameux commandos, s’écrasent sur la petite île d’Europa où ils sont accueillis par un petit bonhomme facétieux en plus d’être de mèche avec les nazis. Des palmiers aux cales d’un sous-marin de la kriegsmarine, l’aventure nous conduit jusqu’aux îles Kerguelen et développe les rapports que pouvaient avoir les militaires de camps différents entre eux, lors de la Seconde Guerre mondiale. Beau, bien raconté, avec des ambiances colorées somptueuses… la patte graphique de Brüno fait mouche dans ce récit de guerre, souvent propice aux traits ultraréalistes.
En deux mots : noirs comme roux ou blonds
De Appollo et Brüno, aux éditions Dargaud – 48 pages – 10,40 €

Réaction (1)
BD – ASPIC VOISINE, de Monsieur H

Après Hautes Œuvres et Tout doit disparaître, Simon Hureau est de retour sous pseudonyme avec une BD très provocante, puisqu’elle aborde des thèmes sensibles comme le cannibalisme ou la pédophilie. Justine, gentille fille un peu idiote, aménage en face de l’immeuble de Mélusine, gothique perverse au passé trouble qui s’occupe des basses besognes d’un riche employeur. Découpé en plusieurs récits courts, chaque récit d’Aspic Voisine permet de renforcer les liens d’amitié de plus en plus charnels entre les deux héroïnes tout en brossant des saynètes borderline dont une où un malade sadique kidnappe une petite fille. Pourtant, contrairement à Durandur qui n’hésite pas à s’enfoncer dans l’horreur absolue, Monsieur H titille la ligne jaune et se montre subversif sans en faire des caisses.
En deux mots : BD venimeuse
De Monsieur H, aux éditions La Boîte à bulles – 80 pages – 14 €

Réaction (1)
BD – LES CARNETS DE LA GRENOUILLE NOIRE #0, de La Grenouille Noire

Commençons par les regrets : c’est bien peu commun dans un livre autobiographique de prendre autant de précautions pour ne jamais dévoiler son identité. L’auteur évolue sous pseudo – on le retrouve sur le net sous celui de Black Frog – et ne cite jamais les films pour lesquels il a travaillé. Certes, il en faut peu pour mener son enquête sur le web et collecter tous ces renseignements. Mais à part ce choix artistique qu’on ne s’explique pas, ce premier carnet propose une aventure riche et intéressante. Ou comment un auteur, par plusieurs claques artistiques successives, va se forger un chemin créatif jusqu’à Hollywood, dans la direction artistique. Illustrateur, sculpteur et auteur de BD, son récit se lit d’une traite, et bien que les dessins minimalistes déroutent les premières pages, la surprise laisse vite place à l’addiction.
En deux mots : Roman (autobio)Graphique
De La Grenouille Noire, aux éditions CFSL Ink – 300 pages – 15 €

Réactions (11)
BD – PROMÉTHÉE #2, de Bec

On vous a déjà raconté qu’après un premier tome en demi-teinte, le nouvel épisode de Prométhée répondait à toutes les attentes du lecteur en mal de mystères et de complots. Faut dire qu’à la base, Blue Beam Project devait être la deuxième partie du tome 1, finalement sorti en deux morceaux. Si l’ensemble reste très mystérieux, pouvant faire douter sur l’origine des cataclysmes qui frappent la planète Terre, on sent bien que l’auteur distille de fausses pistes amorcées par des faits réels ou documentés. Comme le Blue Beam Project; mitonné par la NASA, qui comptait faire croire aux humains à l’existence d’un nouveau dieu grâce à un tas de trucages technologiques. À lire absolument pour qui aime se poser 1000 questions après lecture d’un bouquin, en farfouillant des explications sur Internet.
En deux mots : Tournez méninges
De Christophe Bec aux éditions Soleil – 48 pages – 12,90 €

Réagir
BD – TROUILLE, de Pinelli & Oppel, d’après Behm

Vous croyez à la mort personnifiée ? Joe Egan n’a plus de doute. Elle le suit – une blonde drapée de noir –, tel un ange exterminateur partout où il passe. Graphiquement particulier, sans découpage apparent, Trouille est dessiné dans la masse des planches où chaque dessin se fond et se superpose dans l’ensemble. À la façon de la succession d’images qui se matérialise quand on lit un bouquin. Malgré ce parti pris graphique audacieux, l’adaptation sans bulle est très rapide à lire et laisse circonspect. Finalement, le pari créatif porté par Pinelli et Oppel est bien peu convaincant.
En deux mots : La mort aux trousses
De Pinelli & Oppel, d’après Marc Behm aux éditions Casterman – 95 pages – 17 €

Réagir
BD Argentine – JUSEPE EN AMERIQUE, de Trillo & Tunica

La conquête de l’Amérique ! C’est l’objet de ce one shot au graphisme acéré où on retrouve le fameux Mendoza rongé par la maladie façon tartine grillée purulente, mais qui, porté par une belle femme, se mue de temps à autre en guerrier conquérant que l’on connaît. Il sera question d’intrigue à bord de son vaisseau de commandement où son lieutenant fomentera un complot pour descendre le maître de camp et s’offrir un boulevard vers le pouvoir. Ce qui est chouette, c’est l’authenticité du récit, comme le fait que des femmes se déguisaient en homme au sein de l’expédition, que les auteurs ont puisé dans Voyage curieux au Rio de la Plata. Reste que le nain bossu Jusepe a un rôle presque secondaire, bouffé par les personnages réels. À moins que ce ne soit à cause des ellipses qui déroutent pas mal.
En deux mots : Quasimodo de Buenos Aires
De Carlos Trillo et Pablo Tunica aux éditions Gallimard – Bayou – 110 pages – 16,50 €

Réagir
BD – I.R.S. #11, de Vrancken & Desberg

Une fois n’est pas coutume, ce nouveau diptyque nous mène sur les chemins de Gloria – c’est même le titre –, belle femme au destin et à la vie intimement liés à ceux de Larry Max, le chevalier blanc de la finance. Bernard Vrancken a profité de cette nouvelle aventure pour modifier sa technique de dessin, désormais au lavis, qui jouit d’un réalisme accru. Ça donne un résultat convaincant au goût de polar noir très réussi. On ne peut pas en dire autant sur le scénario. Bien que de nouveaux enjeux a priori surpuissants fassent leur apparition – on note que le titre du prochain tome contient le mot “Président” –, l’histoire autour de Gloria et de ses mystères commence vraiment à lasser, surtout après 10 tomes passés en sa compagnie, qu’elle soit physique ou téléphonique.
En deux mots : changement cosmétique
De Desberg & Vrancken aux éditions Le Lombard – 48 pages – 10,40 €

Réagir