Des lectures en mai (3)

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MA MERE ETAIT UNE TRES BELLE FEMME

A travers les yeux de Karla, c’est l’évolution d’une famille intimement liée à la crise politique sud-africaine que nous découvrons dans cette œuvre autobiographique. Le poids de la religion ou la montée de la haine raciale tissent en toile de fond un apartheid difficilement dissociable de cette histoire qui nous montre l’explosion d’une famille en proie à de nombreux drames. La naïveté venue par les yeux de l’auteur enfant apporte une légèreté inattendue, mais forcément bienvenue dans ce récit grave et sensible.
En deux mots : Famille décomposée
De Karlien de Villiers aux éditions Ça et Là – 98 pages 17 €

KERORO T1

Sergent Keroro, têtard vert extra-terrestre, débarque avec son unité d’éclaireurs sur Terre pour préparer le plan d’invasion de notre planète choupidamour. Manque de bol, il se retrouve esclave dans une famille composée d’une teigneuse, d’un fan de sciences occultes et d’une mère bonnasse bossant chez l’éditeur manga Kadokawa (qui publie Keroro). Un titre attendu et absurde prêchant une culture otaku light dans le bon (Gundam) comme dans le mauvais sens du terme (les tentacules).
En deux mots : Tétards en pétard !
De Mine Yoshizaki aux éditions Kana – 180 pages – 6,50 €

ONMYÔJI T1

Ou l’adaptation d’un roman sur la vie de Abe-no-seimei, le plus célèbre magicien du Moyen-Age nippon, sublimée par les très beaux dessins de Reiko Okano. Un titre de qualité, poétique et doté d’un humour subtil sur le Japon de l’ère Heian, plus proche du ton d’un classique littéraire que d’un énième manga alimentaire. Cerise sur le gâteau : l’édition est particulièrement soignée.
En deux mots : Chasseur de yokai érudit.
De Yumenmakurai et Okano aux éditions Delcourt – 15 €

MUSHISHI T1

Invitation à parcourir les chemins d’un Japon intemporel à la découverte des mushi, version écologique des habituelles créatures surnaturelles nippones. On se laisse porter avec plaisir par l’ambiance onirique des petites histoires, souvent tragiques, qui composent ce premier recueil. Planant et fascinant.
En deux mots : Féerie zen.
De Yuki Urushibara aux éditions Kana – 225 pages – 7,35 €

LE DERNIER EXIL T1

Adapté de L’Oeil du purgatoire, un roman fantastique d’après guerre, Le Dernier exil est un remake contemporain soutenu par un graphisme réaliste, parfois à la limite du roman-photo. C’est surprenant et même un peu lourd au niveau de la charge de texte lors de la première moitié de l’album, mais dès que le personnage principal commence à percevoir ce qui l’entoure avec des années d’avance, nous jubilons de le voir errer au milieu de plantes mortes et de cadavres ambulants. La fin, attendue avec le tome 2, devrait être plus captivante.
En deux mots : L’arme aux yeux
De Ponzio d’après Spitz aux éditions Carabas – 60 pages – 13 €

EDEN T14

Que d’action dans ce tome ! Mana Ballade, fille du célèbre narcotrafiquant Enoa et soeur du héros Elia, est délivrée des griffes du Propater, une puissante organisation internationale. Cette dernière décide donc d’activer les micromachines greffées dans le corps de la jeune fille. Une course contre la montre s’engage pour sauver sa vie ! Pendant ce temps, le cloïd virus continue de muter. Une seconde épidémie mondiale est proche…
En deux mots : Saga cyber-Kennedy
De Hiroki Endo aux éditions Panini – 200 pages – 9 €

LE REPOS DE LA BALEINE

Avec des planches très colorées au crayon de couleur puis progressivement diluées à l’eau, Zou Jian applique directement à son dessin les conséquences engendrées par l’inondation du village de son histoire. Dans cette dernière, l’auteur nous invite à découvrir un monde poétique très étrange, où les gens se transforment en poisson et où les noix de coco sont douées de parole ! L’évolution graphique de l’auteur est extrêmement visible d’un bout à l’autre de l’album, alors que son scénario, même bourré de bonnes idées, laisse sur sa faim.
En deux mots :
Tristesse colorée
De Zou Jian aux éditions Xiao Pan (à paraitre le 7 juin) – 44 pages – 12,50 €

PRINCESSE KAGUYA T8

Les retournements de situations continuent de plus belle, en particulier pour Akira qui s’était endormie sur une île assiégée par les forces US et se réveille impératrice d’une bonne moitié de la Chine ! Un statut qui ne lui plaît guère lorsqu’elle réalise qu’elle doit rester séparée des êtres qui comptent le plus pour elle. Pendant ce temps, le mystère autour de la princesse lunaire reste entier…
En deux mots : Thriller lunatique
De Raiko Shimizu aux éditions Panini – 7 €

XXX HOLIC T9

Watanuki ne se démonte toujours pas face aux phénomènes surnaturels qui surgissent depuis le début de la série. Chaque expérience redéfinit en lui des concepts qu’il croyait creux ou irréels comme le marchand de rêves ou le fantôme du cerisier. Moins dense que les précédents, ce tome nous en apprend toujours plus sur ces petits détails qui peuvent modifier une destinée. Une série à lire avec le coeur.
En deux mots : Dreams come true
De Clamp aux éditions Pika – 180 pages – 7,90 €

Précédents albums.

A propos de l'auteur

La Rédaction

Né en 2005 sous la forme d’un webzine PDF, Wart a évolué en site d’actu sur la BD, le comic et le manga à partir de 2007.

3 Responses

  1. tinouconnard

    Les couvertures de Mushishi n’ont rien a voir avec la VO… ont t-ils garde l’aspect cartonne si particulier? Mushishi ca marche pas mal en manga au Japon, on en voit partout….

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  2. Wart

    Tu as un visuels des couvertures japonaise ou des images de leur aspect ?
    Parce que là c’est plutôt basique et mat.

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  3. Ialda

    > Les couvertures de Mushishi n’ont rien a voir avec la VO… ont t-ils garde l’aspect cartonne si particulier?

    Que dalle, ni l’aspect cartonné, ni les pages couleurs. Désolé ^^

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