3.0

Cool

  • Un dessin qui secoue
  • Vrai propos derrière la critique

Pas cool

  • Moins subversif qu'espéré
  • Scénario attendu
John Kay
Cloné à partir d’ADN trouvé sur Suaire, Chris est la vedette de l’émission J2, sorte de Truman Show initié en 2019, suivi par plusieurs milliards de téléspectateurs. Et maudit par une poignée de fondamentalistes chrétiens très organisés qui ne considèrent pas ce nouveau Jésus comme le fils de Dieu.

punkrockFaut dire que le garçon, très vite séparé de sa mère, et malgré l’amour que peuvent lui porter le docteur Epstein et Thomas, colossal garde du corps, s’éloigne sans délai des chemins sanctifiés pour verser dans un athéisme pur et dur, mâtiné de punk attitude. Prisonnier du show, il fait tout pour s’en extirper et se lâcher corps et âme au sein des Flak Jackets, dont il prévoit un grand concert rock en diable en cœur de Jérusalem ! Si le propos détonne autant que les dessins dont l’énergie déborde des cases, le scénario reste attendu, puisqu’on anticipe sans trop de mal les traumatismes qu’aura à subir Chris, ainsi que son renoncement à Dieu.

Ce qui n’empêche pas Punk Rock Jesus de développer un vrai propos derrière un vernis provocant – mais finalement peu subversif –, pilonnant sans concession l’industrie du divertissement télé, mais aussi celle du religieux, les deux se mêlant parfois. Au-delà de la critique, la refléxion de Sean Murphy sur la perte de la foi fait écho à sa propre expérience, puisqu’à l’origine fervent catholique, l’auteur a cessé de croire en Dieu au cours des années 2000, alors qu’il réfléchissait à cette œuvre sans s’y être vraiment collé.

Punk Rock Jesus, Sean Murphy, Urban Comics, 17 €. 

Images © 2012, 2013, DC Comics.

A propos de l'auteur

John Kay

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Je suis capitaine de Wartmag.com et journaliste au mensuel BD Casemate.

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