BD – BUZZ-MOI, de Aurita

D’abord, il y a la déception (on rigole) : pas une seule petite scène cochonne dans ce nouvel album au titre pourtant facétieux. Ensuite il y a le sujet : revenir plus de 100 pages sur l’emballement médiatique vécu avec Fraise et Chocolat, du portrait dans Libé au passage TV chez Michel Denisot. Si avec ce livre Aurelia Aurita apporte un éclairage personnel sur le buzz qui a entouré son best-seller, on se demande pourquoi elle a choisi d’y revenir. À la lire, on la sentiment qu’elle a voulu s’éloigner du bouillonnement médiatique et critique le plus vite possible, et alors qu’elle a enfin réussi à se mettre au vert, revient au galop en chargeant notamment une journaliste. C’est bizarre. Surtout que la fin qui montre sur quelques pages sa nouvelle vie à la campagne est bien plus intéressante et nous laisse du coup perplexes.
En deux mots : Exorcisme autobiographique ?
De Aurelia Aurita, aux Impressions nouvelles – 145 pages – 15 €

  1. les bons romans sont meilleurs que les mauvaises BD
    et les bonnes BD sont meilleures que les mauvais romans.

    il y plus de femmes qui font des histoires de « GENRE » dans le comics qu’en BD.
    rares sont aussi les femmes qui décident de faire du « réalisme graphique »
    un style quasi-obligé pour raconter des histoires qui défouraillent.

    style mignon=histoires mignonnes
    avec quelques exceptions, biensur, mais en règle générale, c’est ça.

  2. TROUBADOUR, depuis toujours les romans sont bien meilleurs que
    les bande dessinées…….seuls quelques auteurs ont reussis à les égaler,
    comme Chris Ware par exemple, Alan Moore…
    Je suis cependant suprise qu’il n’y ai pas de femmes pour écrirent des histoires
    d’héroines, qui se tapent des mecs, en se battant contre l’injustice du monde
    ainsi que leurs allégories !
    et les femmes qui écrivent de la fiction sont PEU NOMBREUSES,
    et PEU CONNUES ! Il n’y a pas de BUZZ autour de leur…nombril.

    Mais en effet, soyons courageux et attendons,
    les éditeurs nous reservent peut-etre de bonnes surprises pour me consoler…
    Qui mettrons des étoiles dans mes yeux…un peu de BA DA BING.

  3. > DOMINO, des femmes qui bossent dans la BD et qui font de la fiction (MANGIN, CANEPA, WENDLING, GOETZINGER, CHESTAC, MONTELLIER…)
    il y en a toujours eu depuis que la BD est devenue adulte.

    mais des femmes qui achètent autant de BD que les mecs,
    et bien c’est assez nouveau. les éditeurs se disent les femmes lisent PLUS.
    ce sont les femmes qui font vivre l’industrie du livre.
    donc il faut trouver le moyen de leur vendre aussi des BD.
    et cela ne sera pas de l’HEROIC FANTASY (fantasme héroïque)

    donc ce jeune marché, la femme adulte
    (puisque que la jeune fille lit déjà du MANGA)
    est la cible des éditeurs.

    enfin des HISTOIRES plus sérieuses(sexe, shopping, couche, bébé, maternelle)
    les premières a avoir fait un carton, sont les gonzesses des BLOGS.
    format court, semi-autobio, léger, marrant.
    elles ont déjà des fans par milliers.
    on compile, on imprime.

    et la mère de famille ou l’amante la plus géniale ne pourra jamais
    rivaliser avec la VIE d’un comptable du FISC agent secret qui se fait pleins de meufs en levrette quand il tue pas pleins de terroristes en sauvant le monde des secrets bancaires du luxembourg.

    on lit de la BD pour échapper à la réalité.
    donc la FICTION sera toujours le vecteur principal de la BD.

    mais il y a comme un sentiment de ras-le-bol.
    les fans de BD veulent aussi avoir des histoires de plus de deux pages,
    avec le même ton moderne et féminin qui a tant plus il y a quelques mois.

    et je suis sur que c’est en route en ce moment même,
    les gentils éditeurs ont de bonnes surprises pour nous…
    courage DOMINO 😉

  4. primo, je dois préciser que je pense qu’AURELIA AURITA était une très bonne dessinatrice, son premier album ANGORA (ed. Le 9ème monde, 2003) était vraiment bon.

    qu’elle ait décidé de dessiner à la vitesse où elle écrit requiert un courage ou une inconscience certaine, parce qu’avec le style qu’elle a choisi. c’est ce que fait SFAR avec plus de SUCCÉS.
    ELLE était sure de se faire déchirer par les amateurs de BD ET ENCORE PLUS PAR CEUX QUI AIMENT LE DESSIN.

    en plus, elle raconte des histoires de cul.
    tous les mecs à qui j’ai demandé ce qu’ils pensaient d’AURITA,
    m’ont dis qu’ils ont bien aimé… mais sans jamais apporter d’autres arguments.
    c’est du cul, je bande, j’aime ça…

    et je comprends.
    aucun d’entre eux n’a JAMAIS ouvert les deux autres albums où il n’y avait pas d’histoire de sexe. et je ne parle pas de gros bourrins, ici.
    des hommes de 21 à plus de 50. des amateurs et des pros.
    donc des gens qui ont TOUJOURS un avis sur la BD.

    aucune des filles à qui je l’ai montré n’a aimé.

    donc je respecte le choix (même s’il ne parait plus inconscient) de faire se genre d’histoires perso.
    mais quand elle raconte des histoires plus banales (oui, ils y a plus de gens coincé dans le vosges et à la douane de narita que d’heureux pratiquant de la sodomie…) et bien le public n’est plus là.

    elle joue un jeu dangereux pour elle.

    je ne vois pas quelqu’un lui demander d’illustrer une BD avec son style.
    je ne vois pas quelqu’un lui demander un scénario, non plus.

    donc elle va devoir continuer à faire ce qu’elle sait faire.
    avec la moitié du public contre elle, peut-être pour de mauvaises raisons.
    puis qu’elle sait aussi « bien dessiner ».
    ce qui me navre, vu ses 4 derniers livres.

  5. A mon sens, les livres de Mlle Aurélia mériteraient réellement une étude sociologique !
    Mais qui achetent ses bouquins ?
    Une majorité de mecs ou de filles ?
    La proportion de jeunes femmes qui écrivent des BD autobiographiques est effarente !
    pourquoi delaissent-elles ainsi les récits de fiction ?
    je ne me l’explique pas… la majorité de leur bouquins parlent ou des prouesses de leurs
    amants (et pourtant elles ne sont pas les seules avoir de bons amants mais est-on prête
    à l’étaler dans TOUT UN LIVRE !) ou bien (en désespoir de cause), de leurs kilos en trop,
    de leurs enfants, où de leurs adiction au shopping ! (et Dieu sait qu’on est toutes accro mais est ce bien
    raisonnable de faire PLEIN de livres là dessus……)
    Alors qui ? est ce vous les filles qui vous jettez sur les livres de Aurélia ?
    Pourtant, la majorité du lectorat BD est masculin…ainsi il semblerait que ces messieurs
    n’hésitent pas a faire figurer dans leur bibliothèque, des livres de M. Mignola à coté de
    ceux de Aurita ! Que d’ouverture (d’esprit) !
    A quand de bons récits fictionnels faient par des femmes avec de VRAIES dessinatrices…………
    Quoi ? Comment ça ? Que dites-vous ?
    Les éditeurs sont peut etre un peu responsables ?
    Que quand ils voient arriver jupons dans leurs bureaux confortables,
    ça a intérêt à déchirer….de la fesse……..
    Je n’en doute pas.

  6. En attendant, elle a eu droit à une demi-page dans le Libé d’aujourd’hui. Bourgeon est aussi en portrait ce jour. C’est plein de BD Libé !

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