BD – DESTINS #1, de Giroud & Durand

Ellen est stupide. C’est elle-même qui le dit à la fin du tome introductif de la série Destins, dans lequel elle va, pour les beaux yeux d’un révolutionnaire, braquer une banque en sa compagnie et tirer sur quelques innocents. Malgré un fiasco total, l’héroïne parvient à fuir, à se faire oublier, jusqu’au jour où une ex-petite amie du braqueur est arrêtée à tort pour complicité puis condamnée à mort. À partir de là, les choix d’Ellen vont changer, à découvrir dans 12 one shot, jusqu’au dénouement unique dans le tome 14. Problème, impossible de s’attacher à cette héroïne complètement débile. Pis, là où une saga-concept comme Le Décalogue nous mettait l’eau à la bouche avec un premier tome à la réalisation d’exception, Michel Durand semble taper dans le service minimum, loin de la qualité des planches de Cuervos. Autant dire qu’après ce premier tome, on voit mal comment s’intéresser au destin de la très antipathique Ellen, malgré un concept alléchant.
En deux mots : Ellen et les gars cons
De Frank Giroud et Michel Durand, chez Glénat – 56 pages – 13 €

  1. C’est sûr. Ceci dit, si Canepa parle de merde, il me semble qu’il faudrait lui rappeler que son employeur toulonnais est un gros producteur depuis bientôt 20 ans. Parfois, on trouvait leurs livres neufs chez les soldeurs deux mois aprés parution… et ne me dites pas qu’il faut s’adapter aux gouts médiocres du public! Si le public est médiocre et peu cultivé, il suffit de l’éduquer petit à petit. Ah mais!!

  2. je veux juste rajouter un petit truc qui concerne le fonctionnement des articles dans les journaux. par exemple; la presse musicale.

    les majors bouclent les couvertures (ET achètent des pages de pubs pour le dernier JANET JACKSON)à l’avance suivant leur plan média.
    ensuite les rédactions décident (ensemble) de la place à donner à l’album de JANET dans les articles. généralement plutôt informatif et détaillé.

    et ensuite comme c’est la norme, il y a les chroniques de disques qui sont totalement « libres » de contrainte éditoriale. et JANET peut se prendre un bon 2/5 dans la gueule, si elle a pas assez bossé sa prod.

    je pense que cela se passe plus ou moins pareil dans la BD.
    avec certains magazines qui ne font couvertures que sur les HIT et lèchent tout le monde.
    et d’autres magazines « plus libres » de leur contenu… et parfois les éditeurs et les auteurs n’aiment pas ça.

    comme disait hier l’attaché de presse de SOLEIL:
    « T’as idee de combien de merde sorte partout en France?
    Par TOUS LES EDITEURS?? »
    Barbara canepa.

    et bien dites-vous qu’il a de valeureux baroudeurs qui lisent toutes ses merdes par passion pour y trouver une pépite. et en ce moment ça court pas les bacs…

    un auteur qui ne trouve pas son public n’est pas un naze.
    il doit juste se poser les bonnes questions pour faire mieux la prochaine fois… sur un projet plus personnel par exemple 😉

    une carrière ne se fait pas en deux albums…

  3. Bon, c’est décidé, il va faut que je change de formule de mojitos, je dois y mettre un peu trop de rhum en ce moment, y a des gens qui sont bien énervés dans le coin.

    Agressif ? Insultant ? Il va aussi falloir que je change de dictionnaire alors parce que j’ai du mal à trouver trace de cela dans l’avis. Si quelqu’un peut m’éclairer la dessus, je suis preneur… Après pour ce qui est de la maitrise de la stupidité et la crétinerie, oui il faut avouer que sur le Love Boat ce sont des éléments que nous maitrisons assez bien, c’est même un peu notre marque de fabrique !

    Quant à Destins donc, il faut avouer que sur le papier ce projet avait tout pour plaire : chouette concept, scénariste en chef chevronné et habile, participation d’autres scénaristes avec différentes sensibilités… Bref de quoi nous faire saliver. Mais une fois la lecture terminée, il faut reconnaitre que la déception est bien réelle sur ce livre, désolé.

    A titre personnel, il m’aura fallu allez préparer 4 mojitos pour arriver au bout de ce premier tome à la trame mollassonne et aux personnages désincarné… L’alcool ne m’ayant même pas aider à y voir flou pour rêver du niveau graphique de Michel Durand sur Cuervos.

    Il ne reste plus qu’à espérer que la suite de la série relève le niveau, ce premier tome étant loin d’être une réussite (à moins qu’une mise en perspective de toute la série redonne un souffle à celui-ci?)… Et après tout, ce n’est pas si grave que ça de faire des bouquins qui ne fonctionnent pas, même les meilleurs se loupent des fois et peut être que des hordes de lecteurs viendront dire le contraire ?

  4. arf arf, encore une histoire bien crétine, semble -t-il! merci pour cet article qui donne une folle envie d’aller feuilleter le livre chez un libraire complaisant!

  5. depuis quand il faut tout aimé, virginie ?
    depuis quand le seul recours des auteurs, c’est l’insulte ?

    c’est le nouveau sport national des auteurs d’œuvres à caractère commercial en pleine PROMO ?

    il était beau le temps où les auteurs faisaient des commandes avec sérieux, ils touchaient le fric, et ils faisaient après UN TRUC BIEN.
    mais ils nous faisaient pas croire qu’ils avaient pondu le veau d’or.

    en plus t’es même pas cité. y a un micro climat sur les scénaristes ici ou quoi ?

  6. Je suis attérée par vos propos agressifs et insultants sur Destins. Ayant du hélas prendre connaissance du dossier sur les Sorcières (Casemate) signé de votre responsable de rédaction Paul Giner et de sa manière partiale d’en parler, je ne peux que constater que la stupidité et la crétinerie sont effectivement des notions qu’il maîtrise avec une particulière dextérité.

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