Eisner Awards 2008 : toujours rien pour les frenchies

La quinzaine de citations n’y aura rien changé : pas la moindre récompense cette année pour les auteurs francophones. Pour autant, la plus grande manifestation américaine autour de la bande dessinée a une nouvelle fois fait preuve d’éclectisme en récompensant aussi bien des séries pop comme Buffy contre les vampires, qui rafle l’Eisner Award de la meilleure nouvelle série, que des livres plus confidentiels comme l’exceptionnel Exit Wound de Rutu Modan, dans la catégorie meilleur Graphic Album.

En parlant de Buffy, Joss Whedon, son créateur, empoche au total 2 Eisner Awards en comptant celui du meilleur comics en line pour Sugarshock!, à lire sur le MySpace de Dark Horse. Parmi les auteurs à réaliser un doublé, notons David Petersen pour Mouse Guard (Légendes de la Garde), Eric Powell pour son travail sur The Goon, ou encore la série Y : The Last Man.

En lice chaque année pour les récompenses d’Angoulême, Jason ne repart pas bredouille de San Diego avec l’Eisner Award du meilleur album étranger pour le moyen J’ai tué Adolf Hitler. Dans la famille des habitués, Ed Brubaker retourne chez lui avec son attitré Eisner Award du meilleur scénariste.

Bonne surprise, The Umbrella Academy de Gerard Way – le chanteur de My Chemical Romance –, et Gabriel Bá, reçoit un Eisner pour la meilleure série limitée, doublé d’un Eisner à James Jean, pour l’ensemble de ses travaux sur les couvertures de nombreux comics parmi lesquels Umbrella Academy. L’auteur sort d’ailleurs un artbook reprenant une partie de ses œuvres, à la fin de l’année.

Peu ou pas de super héros en collant cette année, à l’exception notoire de Justice League of America qui s’en va avec l’Eisner du meilleur one-shot. Enfin, c’est un site Internet, newsarama.com, qui décroche l’Eisner du meilleur périodique sur la bande dessinée américaine ! L’intégralité des récompenses est à découvrir sur le site du Comic-Con.