Freaks’ Squeele, le top niveau du fantastico-rigolo !

Le souci, avec les albums fantasy cartonnés 48 pages couleur, c’est qu’on se laisse porter sans mal dans les aventures, mais qu’on admet de moins en moins se faire planter au bout de 46 planches, en attendant la suite 1 à 2 ans plus tard. Florent Maudoux mérite ainsi d’être sanctifié, lui qui vient de sortir le deuxième tome de Freaks’ Squeele, une aventure de 140 pages à 14,90 euros, 9 mois seulement après la sortie du tome 1.

Publiée par Ankama, cette série en noir et blanc dont un quart des planches est en couleur, se pose au carrefour des genres, empruntant au manga comme au comics. Pour faire simple, on pense à Fullmetal Alchemist, Harry Potter ou aux X-men sous acide avec ces aventures d’une bande d’amis de fac, deux filles et un gros loup qui parle, apprentis superhéros. Dans cet épisode, ils doivent monter un projet d’études pour devenir les maîtres du monde. Et quoi de mieux que lever une armée de soldats-biscuit, fabriqués à base d’immangeables gâteaux de l’armée ?

Si le premier tome nous avait paru inégal question dessin et scénar, celui-ci est au poil. Ça tombe bien, une des héroïnes aime se promener nue, semant des poils pubiens en veux-tu en voilà. Oui, en plus d’explorer le genre fantastique, la série est glamour… à sa façon ! Très drôle, parfois un peu lourd, mais sans que ce soit pesant à la lecture, Freaks’ Squeele contient tout un tas de références savoureuses, à commencer par les Monty Python, derrière un vernis d’humour potache. De quoi se propulser haut la main parmi les meilleures BD d’aventure de ce premier semestre. Du pur plaisir.




Les images sont © Ankama, Maudoux.