Joann Sfar tourne une publicité pour Lancôme

Chiant, la publicité ? C’est ce qu’a cru Joann Sfar pendant vingt ans, avant d’accepter le tournage du film promotionnel d’Hypnôse Star, le nouveau mascara de Lancôme. Sur fond de plateau cinéma, mêlant prises de vues réelles et dessin animé, la pub met en scène le mannequin Daria Werbowy et le personnage de Betty Boop !

Divulgué le 2 juillet sur le site de la marque, le court bénéficiera d’un teaser dès le 25 juin. Une occasion pour l’auteur de Gainsbourg (vie héroïque) de repasser derrière la caméra, après avoir échoué à financer Les Lumières de la France, son troisième projet de long-métrage. Cela dit, vu l’ironie avec laquelle il évoque cette publicité dans son Journal de merde, « dès qu’un artiste se met à faire de la merde, il faut se demander s’il n’y a pas des gens de la pub derrière », pas sûr que l’auteur renouvelle l’expérience…

  1. pour répondre à l’oeil : c’est pas plutôt la lâcheté ??? Il fait dire à ses perso ce qu’il n’ose pas dire lui-même. d’ailleurs, son faux moi est pas super méchant. Dire des méchancetés, c’est pas ETRE mechant. Quand il aura payé sa bade action et qu’il l’aura mise sur son blog, là je dirai ok man, ok.

  2. Elle a de drôles de proportions Betty Boop, trop grande, trop longues jambes, ses yeux sont étrangement grands, plus manga que fidèle aux frères Fleitcher.

  3. Pensez-vous qu’il parle aussi des gens de la pub pour son propre film, quand, le 24 mai, il explique avoir passé « deux heure et demie au téléphone avec les connards de la pub » ?
    Je demande, vous avez sans doute raison, mais perso j’ai pas le décodeur intégré.

  4. vous n’avez rien compris, il parle des gens de la pub pour son propre film.

    En revanche, il parle à travers le personnage de Riviera (ou je ne sais plus son nom), le mafieux du sud, de petits boulots de merde, genre racket minable, qu’on prend quand il n’y a rien de plus glorieux à truander (il fait alors allusion à cette pub pour Lancôme, mais bien sûr, comme il veut pas se griller, c’est son mafieux qui le dit à sa place).

    Joann Sfar a tellement honte de ce qu’il fait qu’il se croit obligé de se justifier sans cesse à travers des personnages fictifs qui ne trompent personne. Mais peut-être est-ce là ce qu’on appelle un moteur puissant à la création: la culpabilité.

Les commentaires sont fermés.