Le manga mise sur son patrimoine

C’est surtout Kana et Glénat qui cette année font de gros efforts en éditant des mangas pas tout jeunes dans de copieuses éditions. Si Kana, le label manga des éditions Dargaud, se concentre essentiellement sur l’œuvre de Tezuka, publiant une nouvelle anthologie d’Astro Boy en 5 volumes, il sort aussi de jolies pépites méconnues du “dieu du manga” telles qu’Ikki Mandara ou Gringo. Ce dernier, inachevé, publié au Japon après la mort de l’auteur, raconte la vie d’un japonais muté en Amérique du Sud, qui en plus du mal du pays va subir un tas de contrariétés à commencer par le racisme. On en reparle bientôt en chronique.

Chez Glénat, mars a été l’occasion de lancer la collection Vintage qui chaque trimestre proposera un gros volume d’une série classique. Ça commence avec Cyborg 009 d’Ishinomori Shotaro, attendu en 5 volumes pour moins de 11 euros. Ce shonen tenait le haut du panier de ce genre lors de sa parution dans les années 60 ! En marge de cette collection, notez une réédition de la série Nausicaä de Hayao Miyazaki dans lesquelles les onomatopées seront traduites et les posters, présents dans l’édition originale, inclus.

Et bien qu’on s’éloigne des œuvres historiques, les créations Ghibli ne sont pas monopolisées par un seul éditeur puisque Delcourt sort en avril dans la collection Shampooing, le premier volume de Mes Voisins les Yamada, par Hisaishi Ishii, un gros pavé de 352 pages, pour 15 euros ! Quel que soit l’éditeur, ce genre d’édition se vend rarement moins de 12 euros, quand elles ne frolent pas la vingtaine. Des tarifs qui s’expliquent par des paginations conséquentes, en particulier comme pour Gringo, fier de ses 640 pages ! Mieux vaut les considerer comme de chouettes intégrales !