Prix Artémisia 2010 : les premiers sélectionnés

L’association Artémisia, qui s’attache à défendre la création BD au féminin, vient de dévoiler sa sélection d’automne pour son prix 2010. Suivra en fin d’année une sélection d’hiver, qui tiendra compte des ouvrages parus au dernier trimestre 2009. Cette année, le jury est composé quasi moitié-moitié d’hommes et de femmes. Aussi, on se demande pourquoi dans l’affiche de sélection, le nom “auteur” n’est pas féminisé en “auteure”, pourtant largement usité dans la francophonie.

  1. « >les prix des “trois derniers amis de NICK RODEWELL”. » MMMh, ça me donne des idées celui-ci !

    Moi j’aime bien le prix Artémisia, je ne sais pas s’il est “nécessaire”, dans le sens où on pourrait se poser la question pour n’importe quel prix, mais il existe. On a parlé de son actualité depuis le tout début. Mais le jury d’origine a explosé, il y a eu pas mal de changements ces derniers temps au sein de l’association. Quoi qu’il en soit, j’espère qu’on aura un éclairage des intéressés sur ce qu’a relevé Loïc. Je vous tiens au courant.

  2. pendant des années, il y avait peu de femmes qui travaillaient dans la BD.
    et aussi peu qui en lisaient.

    cela a changé heureusement, pour les auteurs de BD qui peuvent enfin draguer les gonzesses en disant « je suis auteur de BD », avant on avait le droit à « mon pauvre gars, cela doit être dur » et maintenant, « whaou ça doit être cool, j’adore margaux motin, t’as pas un blog que je puisse voir ce que tu fais. »
    ——

    -et voilà un nouveau prix (ouais)
    -interdit aux hommes (bon pourquoi pas)
    -avec un pourcentage de copinage au kilomêtre carré qui choque même les gars du pacific princess pourtant pas trop enclin à la baston. (bin dis donc)

    je propose sur le même modèle, une série de nouveau prix.

    >le prix des « COPAINS TALENTUEUX DE SFAR QUI ONT ÉTÉ À L’ASSOCIATION PENDANT AU MOINS DEUX ANS ».
    >le prix des « hommes qui ont produit plus de 24 albums scénarisés par an.
    >le prix des « éditeurs qui veulent donner le prix à leur propres livres »
    >le prix des « auteurs qui ne vendent rien mais qui squattent les news ».
    >les prix des « trois derniers amis de NICK RODEWELL ».

    et LE PRIX DE LA MEILLEURE BD DE NAZI.

    et LE PRIX « JE ME FAIS CHIER DANS LES VOSGES, À PLANTER DES POIREAUX, ALORS JE DESSINE DANS DES CAHIERS ACHETÉS À LA COOPÉRATIVE »

  3. Loïc > Pour le coup vous avez absolument raison, mais pas la peine d’être autant sarcastique. Surtout après avoir dérapé ici même il y a quelques années sur un livre et un auteur en vous fourvoyant totalement !

    Reste qu’effectivement, un ouvrage en compétition sélectionné par un jury où son éditeur est présent est effarant.

  4. je n’aime pas vraiment l’idée de ce prix.
    Quand je lis un livre, peu importe si c’est un ou une auteur. Je ne juge pas la qualité au prénom écrit sur la couverture.
    Et d’ailleurs je trouve ça plutôt déplacé de dire « ce livre est vraiment très bon…et en + il est écrit par une femme »

  5. Je dois defintivement être un imbécile.
    Je suis désolé de la situation… et je tenais à présenter mes excuses à l’ensemble des personnes qui surfent sur ce site.
    J’ai oublié que notre société autorisé d’être juge et parti.

    La jeune fille et le nègre est édité aux éditions de l’an II
    voir ce site: http://www.editionsdelan2.com/sommaire2.php3

    L’éditeur est membre du jury de la sélection… ou l’on retrouve l’ouvrage La jeune fille et le nègre…

    et alors ?

    vous avez raison… il n’y a aucun problème
    Je suis confus !

  6. zeTROUBADOUR© je me demande si vous ne devriez pas critiquer
    ce prix…….ça m’éviterai de le faire, j’ai trop de boulot……;)

  7. tu veux dire qu’il y a des gens qui n’aiment pas SOLEIL ?
    RHOOOOOO que c’est étonnant…

    une BD couillue, politiquement engagée sur un sujet de société
    fabriqué par DEUX FEMMES. mouais.
    je crois que mes excès de testostérone m’empêchent de bien comprendre
    le concept de ce prix.

    peut-être ne veut-on pas faire de pub à « reporter sans frontière »,
    cette vilaine organisation mercantile qui ne pense qu’à vendre des bouquins de photos noir & blanc…

    mais je ne sais pas si j’ai le droit de critiquer ce prix.
    je suis un homme, donc l’ennemi. 😉

  8. zeTROUBADOUR© – oui, une vrai honte, vu l’universe du livre, l’importance sociel de l’histoire, l’actualité et la beauté aussi des dessin de Daphné.
    En en plus la journaliste que l’as ecrits c’est une femme aussi.
    Là, j’espere encore que n’est pas un jugement a priori contre Soleil.
    Quel dommage…sinon..eh?

  9. les prix c’est toujours pour faire vendre.
    ou faire connaître… pour acheter.

    avec l’écrasante importance qu’à le prix d’angoulème dans la visibilité de la BD dans les médias, avoir d’autres prix me parait assez sain.

    après les critères de choix ou de selection sont toujours plus ou moins subjectif.

    et parfois, les prix décernés par des pros sont plus novateurs
    que ceux du public.
    si c’est pour encore filer un prix à VAN HAMME, merci.

    voyons voir.
    ce que veux dire BD feminine pour eux.

    SINON je note une grande absente …
    DAPHNÉ COLLIGNON avec son « CORRESPONDANTE DE GUERRE ».
    chez SOLEIL. ça c’est pas de la BD BLOGGEUSE, mon ami.

  10. Je viens de voir que le Mécène c’était LECLERC. Cherchez pas plus loin, c’est un prix pour vendre, y a rien d’autres derrière (la présence de Chantal Montellier, féministe qui s’était lancé contre la maison close d’ANGOULÊME, me pose un doute, mais personne n’ignore la puissance de Charles édouard…

    Est-ce que n’est pas qu’une bonne excuse pour encore parler de ces bouquins qui se vendent déjà pas mal ? Genre un faux débat pour une vrai rentrée d’argent. Encore…

    Elle va pas bien la bd les amis.

  11. Je pense surtout que ça ne ressemble qu’à une fausse crise de féministes.

    Je comprends pas l’importance que tout le monde accorde à la parité pour derrière organiser des prix littéraires féminins. C’est fini l’époque où George Sand devait faire croire qu’elle était un homme pour écrire tranquille.

    Je trouve qu’au final, ça contribue à apporter cette idée de différence ( qu’il faut certes prendre en compte), mais qui au final ne change pas grand chose. Les hommes d’un côté, les femmes de l’autre… Et entre les deux le moins d’espace possible, mais un espace tout de même.

    mon côté rentre dedans se demande même si ce n’est pas qu’une idée des éditeurs pour vendre un peu plus un titre particulier (le cas fnac du prix du public d’angoulême once again…)

    GROENSTEN n’est pas là en tant qu’essayiste ?

    Je pense que des éditeurs peuvent donner un prix à un bouquin ou à un auteur, dès lors qu’ils savent qu’il faut des lectures pour tous, et du boulot pour chacun; c’est pas l’an 2 qui pouvait se vanter de surproduction sur le marché.

  12. parce que des auteurs qui vont selectionner leurs copines et leur filer 3000 EUROS, c’est mieux ? allons. faut être sérieux.

    si c’est des pros qui organisent et qui votent, il doit y avoir un panel représentatif de la profession. et puis si on aime pas le concept du prix femina, on achète pas la BD avec le sticker PRIX FEMINA de la meilleure auteureuh 2010 de BD de FILLE.

    moi, je l’aurais jamais… c’est pas juste.
    appelez-moi MAITRE COLLARD !!!!!!!!!

  13. Pourtant cet usage s’est généralisé dans toute la francophonie, des bouquins à la presse quotidienne ou magazine. Il n’y a, aux dernières nouvelles, que les académiciens qui rechignent à encourager son utilisation.

  14. pourquoi AUTEUR et pas AUTEURE.
    déjà que le prix ne récompense que les femmes,
    si en plus elles ont un mot différent pour les définir
    on va plus en finir…

    pourquoi pas AUTEURE NUMÉRIQUE AUTOCENTRÉE pour les bloggeuses ?

    et puis ça fait mal aux yeux; AUTEURE
    quand je le tape, mon correcteur d’orthographe de WART
    le souligne en rouge.

  15. que représente le trophé doré au juste ??????????????
    je vois pas bien la photo est toute petite………..

  16. Je crois que Thierry Groensteen pour les éditions de L’An 2 (certes absorbées par Actes Sud) n’intervient pas du tout dans les affaires éditoriales d’Actes Sud BD, pilotées par Thomas Gabison et Michel Parfenov.

  17. il y a pas un truc que je ne comprends pas…

    comment un éditeur acte sud peut-il être juge pour ce prix ?

    il y a un album acte sud dans la sélection…

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