Prométhée : le “Lost” de Christophe Bec ?

Lors de sa sortie en novembre dernier, nous n’étions pas trop emballés par le premier tome de Prométhée, la nouvelle série de Christophe Bec. En 46 planches, l’épisode nous baladait à diverses époques, partout autour du monde et il était bien difficile de savoir où comptait nous conduire cette série à mi-chemin entre science-fiction et anticipation. De l’aveu de l’auteur, le premier volet de sa série prévue en 6 tomes devait compter deux fois plus de planches… planches qu’on retrouve dans le tome 2, sorte de tome 1 bis, attendu le 3 juin en librairie aux éditions Soleil.

Revenons sur l’histoire. Dans un futur proche, toute la technologie a cessé de fonctionner un beau jour à 13 h 13. C’est très emmerdant pour les avions qui tombent tous du ciel causant des millions de morts… Reste à savoir pourquoi. L’origine de cette apocalypse est-elle humaine, en prélude à la mise en place d’un complot mondial ou plus exotique, causée par une intelligence d’outre-espace ? C’est bien parti pour la solution n°2.

À la lumière des développements et des quelques réponses distillées dans le tome 2, on se sent un peu moins largués. Faut dire que le scénario convoque des mythes, fait appel à de grands événements comme le naufrage du Titanic et surfe sur de nombreuses théories du complot comme celle du Blue Beam Project, un plan américain pour instaurer un nouvel ordre mondial grâce à une nouvelle religion. Comme dans Lost ou d’autres séries du même type, l’intrigue de Prométhée est à tiroirs, puise dans les domaines scientifiques et paranormaux et peut très vite se transformer en jeu de piste pour le lecteur, avide d’en savoir plus sur toutes les légendes autour du chiffre 13, sur le Blue Beam Project ou sur ce bon vieux Prométhée. Avec le tome 2, le premier prend une nouvelle dimension. Les deux lus ensemble sont très excitants et si Bec parvient à doser réponses et nouvelles questions lors des prochains tomes, tout en surprenant le lecteur quand viendra la conclusion, Prométhée sera tout à fait indispensable !



Les images sont © MC Productions / Bec.