Quand Akata tacle Delcourt

Dans le numéro d’été du magazine gratuit Zoo, consacré en grande partie à la bande dessinée japonaise, Dominique Véret, le directeur éditorial d’Akata, partenaire en charge du manga aux éditions Delcourt, parle des problèmes de couple des deux structures :

« Nous faisons un travail d’éditeur ordinaire, mais la collaboration avec la société Delcourt est moins fun maintenant, déclare Dominique Véret, dans Zoo. On nous refuse beaucoup plus de titres qu’au début de notre collaboration, et c’est très frustrant quand c’est sur la base de critères qui ne sont pas en phase avec l’évolution d’une partie du lectorat manga ou des niches auxquelles s’adressent certaines œuvres. Akata reste très enthousiaste, car nous élaborons maintenant des projets avec d’autres sociétés […] afin de préserver les joies simples de notre métier. Nous aimons notre catalogue, mais nous travaillons pour une entreprise dont l’ambiance n’a plus grand-chose à voir avec les grandes heures de cette profession. Je suis depuis 1976 dans la BD, et mon sentiment est que je travaille plus aujourd’hui pour une usine à produire des BD dans le cadre d’un marché que pour un éditeur qui participerait vraiment à ce qui agite la société par livres interposés.  »

Connu pour ses prises de position sans concession, Dominique Véret a fondé Tonkam au début des années 90 avant de créer Akata au début des années 2000. Akata publie avec Delcourt de nombreux titres, comme Fruit Basket ou Nana, de nombreux ouvrages « patrimoine » de Tezuka et de belles séries fantastiques comme Inugami.

  1. Mouais…

    Tout ça confirme que Delcourt veut devenir la boîte la plus importante en terme de bande dessinée…

    Avec la collection shampoing pour intégrer le côté indé et la pris de pouvoir sur la collection manga, ainsi que les attaques sur les catalogues d’autres éditeurs…

    Adieu bibliodiversité, bonjour brouzoufs…

    J’espère juste que les bouquins et les auteurs seront autant défendus.

  2. c’est vrai qu’en cette période de moutons croisés avec des autruches, oser dire tout haut que les relations avec son boss, on changé, faut quand même avoir des COJONES… parce que cela veut dire « GUY, s’il te plait, fais quelque chose, tu sais bien que je t’aime, mais si tu me négliges encore… j’irais coucher ailleurs… »

    moi, je suis assez pour que les deux restent un couple… vu la gueule des rejetons 😉

  3. Maximum Respect pour Dominique « Crazy » Veret !
    C’était le premier à aller au Japon dans les 80′ pécho les merveilles que nous lisont depuis 20 ans et ceux qui ont connu Tonkam rue Keller et ses attroupements sur le trottoir savent de quoi je parle. Ce mec est un grand monsieur, tellement roots qu’il s’est fait souffler Tonkam par ses associés mais ça ne l’a pas dégoûté de repartir à zéro. C’est sur que c’est un homme « entier » mouahah j’adore ! 😆
    Akata c’est vraiment une boite unique et j’espère qu’elle va continuer à nous enchanter, yo !

  4. le « Dominique Véret » est connu pour ses positions tranchées et ne verse pas trop dans langue de bois. et si cela « se passe moins bien » avec DELCOURT, c’est bien dommage parce que leur catalogue MANGA est plutôt bien FOUTU.

    mais lire « une usine à produire des BD dans le cadre d’un marché »extrait d’une citation de VÉRET, cela fait bizarre comment étant à l’intérieur,
    IL A MIS PILE LE DOIGT dessus.

    les entreprises jadis FAMILIAL, n’ont plus trop de rapport avec ce qu’elles étaient avant, elles sont devenus d’immenses entreprises avec des contacts à travers le monde et des revenus qui squatte les pages saumons du FIGARO.

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