T for TROUBADOUR 11 – Frank MILLER Oktoberfest 4/5

13

Frank MILLER écrit des histoires sur mesure pour ses amis. Et FRANK a l’honnêteté  d’avoir des amis talentueux. SIENKIEWICZ, MAZZUCCHELLI, GIBBON, DARROW, que des pointures à vous foutre des coups de pompes taille 46 fillette aux censeurs du COMICS CODE. MILLER sait que quand on a une aussi grande gueule que lui, on n’a qu’une possibilité. Dire ce qu’on va faire, ET FAIRE CE QU’ON A DIT.

Quand MILLER travaille avec des artistes, il leur laisse les pleins pouvoirs. Lorsque BILL SIENKIEWICZ rend les premières planches de ELEKTRA : ASSASSIN, FRANK pige tout de suite, qu’ils vont casser la baraque, le terme MIX MEDIA, semble avoir été créé pour BILL. Du collage, du crayon, de l’encre, des photocopies… C’est à une tornade de créativité que MILLER doit s’attaquer et TENTER de maîtriser. Ils avaient déjà travaillé ensemble sur DAREDEVIL : LOVE and WAR, mais BILL a foutu la gomme cette fois. MILLER réécrit son scénar, pour pouvoir faire le malin à la hauteur de BILL. MILLER et SIENKIE sont lâchés tous les deux et c’est à celui qui ira le plus loin…
Lire la suite de la tribune.

Part CUATRO • Frank Miller et les dessinateurs fous

4– LA POUBELLE DE MILLER VAUT DE L’OR

SIENKIEWCZ est si heureux qu’il croit tous les jours que ce COMICS sera leur dernier, alors il met la DOSE. Leur TRAVAIL sur ELEKTRA : ASSASSIN rendra purement et simplement possible la production de COMICS en COULEURS DIRECTES comme c’est d’usage en Europe.
J’avais lu les deux premiers volumes en français (merci DELCOURT) de ELEKTRA : ASSASSIN et j’ai été tellement choqué que je n’ai lu la suite qu’UN AN après. Mais alors choqué, hein…
Cela contredisait tout ce que j’avais lu jusque-là.
L’utilisation de la VOIX pour chacun des personnages principaux, le rythme, le style graphique qui empruntait autant aux peintures (KLIMT) qu’aux illustrateurs américains (BOB PEAK). Je savais que je lisais un truc important pour mon éducation graphique. L’ambition de ce projet est telle, que même de nos jours, cette histoire reste MODERNE et folle.

La scène la plus dérangeante du livre :


ELEKTRA enfant, son père (bourré) au-dessus de son lit.
Tout est dans le dialogue de MILLER, a-t-il couché avec elle ?
A-t-elle imaginé toute la scène et je vois pas comment…
Bref, c’était trop pour mon jeune esprit.
J’ai dû lire cette page des dizaines de fois, niant l’évidence…
MILLER, je te MERDE, tu as foutu mon enfance en l’air.

MILLER fout beaucoup de scénars à la poubelle.
GEOF DARROW lui envoie le premier épisode dessiné de leur série nouvelle,  HARD BOILED, qui devait être une sorte de BLADE RUNNER dans le monde MARTHA WASHINGTON. Que nenni. DARROW est parti en sucette. Des années à dessiner des SCHTROUMPFS pour la TV l’ont rendu fou. MILLER s’arrache les cheveux. Il enfonce rageusement son histoire au fond de la poubelle à grands coups de pied. Mais qu’est-ce qu’il va foutre avec tout ce bordel ? Les planches sont magnifiques, les refaire serait un sacrilège. Il tourne en rond, les planches scotchées au mur de son atelier de LOS ANGELES. Soudain, le déclic, cela sera une comédie, noire, désespérée et violente (et un peu porno, vu qu’il y a des gens qui baisent partout).

MILLER est prêt à tout pour secouer la pulpe du fond d’un tas de connards du TEXAS. Il estime même que si ses COMICS ne sont pas interdits là-bas, il n’a pas fait son travail. Heureusement pour lui, il est édité chez DARK HORSE, la petite boîte qui monte et ils se mettent en quatre pour faire les plus beaux bouquins possible. MILLER a surgi chez DARK HORSE après son expérience hollywoodienne. Le boss de DARK HORSE, MIKE RICHARSON, qui a de bons contacts dans le ciné, est aussi le fondateur d’un fanzine APA-5 où un certain FRANK MILLER a publié ses premiers dessins avant de devenir pro. MIKE a eu la chance d’avoir un paquet de ses potes qui sont devenus aussi des pros. Avec eux il a monté DARK HORSE après un petit passage par le magasin de COMICS (un peu comme FUTUROPOLIS)

MILLER retrouvera le goût du DESSIN avec SIN CITY. Nous offrant ainsi un CLASSIQUE du genre et aussi d’autres petites histoires anecdotiques (les tomes 1 & 4 sont d’enfer, le reste c’est moyen).

MILLER finira le siècle avec un COMICS en cinémascope, 300, qui marquera en beauté  la fin de sa bonne période (1979-1999). Faut être un peu con pour prendre 300 pour un récit historique et encore plus CON pour s’offusquer de la représentation des PERSES. XERXÈS ne devait pas faire 2 m 50 de haut. Et les SPARTIATES devaient sûrement pas se balader TORSE-POIL  en slip pour aller à la guerre. Faudrait vraiment être à la ramasse. La moitié seraient morts de froid et l’autre moitié serait enrhumée.

300 est pour le Mâle Alpha, ce que représente TAXI DRIVER pour le SOLITAIRE DÉSAXÉ. Une illusion parfaite de réalité. MILLER n’a produit que de la FICTION. Toute sa vie. SIN CITY est un monde imaginaire et jouissif où cohabitent les caisses des années 50 et les portables. 300 est le récit d’une légende raconté par un soldat rescapé qui n’a pas assisté à la bataille finale.

À suivre…
Plus qu’une partie et cela sera plus cool, je vous parlerai des NAZIS. Tout le monde aime les NAZIS, non ?

• En attendant la prochaine tribune avec impatience, filez sur le TROUBA BLOG.

• Accédez ici aux anciennes tribunes de Troubadour.

A propos de l'auteur

Trouba

Twitter Site web

Apparu un beau jour dans les commentaires de Wartmag.com, a vite pris possession des lieux et y règne désormais en maître. Très méchant, mais toujours très pertinent, expert en bande dessinée et expert en expertise.

13 Responses

  1. troubadouboy

    J’aime Miller vraiment…

    Je le vénéré presque, mais j’ai toujours eu un problème d’attraction répulsion concernant ces bouquins.
    Je me suis acheté le dark knight chez delcourt après de longue semaine de réflexion.

    J’entendais dire que c’était le meilleur de tout les batman jamais écrit et sa me foutait le jeton bah ouais si tu lis le sois disant meilleur batman et que t’aime pas bah ta un peu l’air d’un con quoi.

    Et puis ces dessins horrible bah oui à l’époque j’avais une culture graphique pourris et je trouvais les dessins de alex ross très beau (ce qui est vrai et faux)

    Un jour je me lance je l’achète et la impossible de le lire encore cette foutu trouille d’être déçus, j’ai attendu 3 mois avant de me lancer dedans et finalement… c’est un livre extraordinaire…

    Tant au niveau du découpage que du scénario du dessin des couleurs (aaaah lynn) de l’encrage (aaaah Klaus) bref de la bombe…

    Suite a dark knight j’ai opéré un virage graphique et j’ai commencé aimer les dessins que certains (bande d’ignare) qualifie de mal dessinée ou moche…

    J’en viens a mon véritable propos comme trouba j’ai galérer sur ELEKTRA de SIENKIEWCZ et MILLER tellement que je n’ai jamais réussis a le finir (après plusieurs tentative quand même…)

    Voila ma conclusion c’est que ce genre d’œuvre sont tellement riche qu’on réfléchis avant qu’on est choqué pendant et qu’on est sur le cul après…

    Vivement la suite avec les nazis…
    (hem chelou comme phrase non…)

    Répondre
  2. zeTROUBADOUR©

    oui je sais c’est CHELOU comme phrase. he he he… je sais ;)

    une oeuvre qui ne te touche pas, n’est qu’une sympatique branlette.
    (désolé, les filles mais dans GLAMOUR, on dit que vous le faîtes aussi alors…)

    il y a des livres où on y va à reculons. j’ai mis des ANNÉES à lire du CORTO MALTESE, WILL EISNER ou CHRIS WARE. on se dit en effet que si on aime pas on sera CON… qu’on a loupé quelque chose, que tous les autres ont vu.
    PARFOIS on aime pas pour de vrai, et puis il en faut pour tout le monde…

    mais le choc, assez équivalent à un très bon roman fait tout oublier.

    et parfois comme pour moi, il peut faire basculer du jour au lendemain les habitudes de lecture. ELEKTRA ASSASSIN et RONIN m’ont éloigné longtemps des trésors de la BD franco-belge. vous rajoutez à cela DAVE Mc KEAN, VERTIGO, GARTH ENNIS et WARREN ELLIS et je lisais plus ou presque plus rien en français (y a longtemps, je vous rassure).

    heureusement qu’un ami libraire a mis à ma disposition toute la production BD qu’il avait en magasin et j’ai dévoré cela.

    mais parfois tu sais que tu peux lire une BD gratos et tu le fais pas.
    ou parfois, tu l’as lu et tu l’achètes après, parce que tu sais que tu vas la relire toute ta vie.

    certains albums sont vraiment importants, d’autres sont juste du bon divertissement. d’autres sont des fraudes grotesques qu’on essaie de nous vendre comme des MASTERPIECE du 9 ème art, alors qu’elles ne sont que de faibles photocopies des meilleures ventes de l’an passée.

    MILLER n’a jamais fait ça.
    soit il s’est planté comme une merde (BAD BOY, SPAWN…)
    soit il a gravé la mémoire de la BD MONDIALE (DARK KNIGHT, HARD BOILED, 300…)

    et je suis d’accord avec toi à propos de DARK KNIGHT 2.
    c’est bourré de bonnes idées et même si les couleurs sont KITCH et les dessins bien moins bons que d’habitude, il s’en dégage une ÉNERGIE RARE.

    c’est son COMICS MYTHIQUE le moins ABOUTI.
    et en même temps, son plantage le plus glorieux.

    Répondre
  3. troubadouboy

    J’ai quand même aimé batman spawn ca raconte deux gros balourd fou furieux qui se mettent sur la gueule et moi j’aime bien les gros balourd qui se mettent sur la gueule

    Bon OK c’est une bd loin d’être aussi classe et recherchée que les autres miller mais ce batman c’est comme une récré on lit ca, on se marre et on le range dans sa bibliothèque en lâchant « il est quand même bon ce con de miller… »

    Raaah les dessins de DK2…

    Alors j’ai ptet pété une canette mais les dessins me font kiffer.

    Je m’explique en faite à chaque fois que j’ai des potes chez moi et qu’on parle bouquin je deviens vite fou.
    En transe je lâche des référence à tout va et quand la discussion arrive a son paroxysme et que tout le monde est bien a cran, quand j’ai taillé en pièces tout les mainstream bien gras de chez DC et Marvel qui sortent en ce moment…

    je sors le DK2 et a chaque fois c’est un tollé général émeute éffusion de sang… bref

    C’est la que c’est bon personne n’aime ses dessins tout le monde cris au scandale et on finis par dire que je suis fou (héhéhahahhihi) et a force je les aimes de plus en plus ces dessins

    Dk2 est osé et je m’enfoutiste miller c’est dit ah bon vous aimez bien quand je fait dans le pas propre attendez je vais vous sortir un truc crado de chez crado avec un scénario léger mais mortel (raah le robin joker a la fin j’était tellement ému snif…) des couleurs a vous bruler les retines des dessins a faire vomir picasso et un découpage a rendre fou n’importe quelle lecteur

    bref Miller forever respect

    Répondre
  4. zeTROUBADOUR©

    MILLER cesse de m’intéresser quand il arrête de foncer la tête la première dans le mur. et souvent y a de fenêtre… mais il passe.

    MILLER a changé tellement de style en 20 ans que rien que le fait d’aimer son dessin, cela ne veut plus rien dire de précis.

    aime-t-on SIN CITY ou ELEKTRA LIVES AGAIN ?
    DARK KNIGHT RETURNS ou DK2 ?
    et dans SIN CITY c’est THE HARD LONG GOODBYE ou FAMILY VALUE ?

    bref la richesse de ces expériences font de MILLER l’un des rares ARTISTES
    qui donnent envie de faire de la BD, car ils nous permettent de voir des choses inédites. c’est pour cela que je vous fais chier avec lui…

    à part faire plaisir troubadouboy, biensur…

    Répondre
  5. Domino

    Il est vrai qu’il n’y a pas bcp de commentaire sur cette
    chronique…a part troubadouboy (!) qui LUI aussi est
    un fan de Miller.
    J’ai lu quelques Miller (peu)
    J’adore Elektra mais l’histoire que j’ai préféré c’est le batman :
    « vengeance oblige » (je ne me rapelle jamais du titre en anglais)
    avec Miller au scenar et Mazzucchelli au dessin….
    Mais peu importe !
    cette chronique donne envie d’en lire d’autre et surtout
    donne à REFLÉCHIR car FMiller…. donne à refléchir et c’est
    bien cela qui compte.
    Tout comme : Chris Ware
    (je veux me marrier avec Mr Ware et comme
    j’ai la chance de connaitre D.Lloyd celui ci a promis de m’arranger le coup)
    Tout comme : Bill SIENKIEWICZ

    Mais moi voilà, il y a un truc qui me chiffonne,
    on est en France, Miller, Moore et Ware sont traduit depuis longtemps,
    des milliers de gens sont en pamoison devant leurs oeuvres
    et CEPENDANT qu’est ce que les éditeurs et les auteurs en retirent ?????????
    Rien ?
    97 % de la production de BD en france reste de l’ouvrage simplet scénarisé pour les gens
    qui sont habitués à lire les romans de Candace Bushnell ou Beigbedder…..

    Troubadouboy, puis-je te poser une question, lis tu aussi des BD françaises ??

    Répondre
  6. zeTROUBADOUR©

    « et CEPENDANT qu’est ce que les éditeurs et les auteurs en retirent ????????? »
    ah la question quelle est bonne.

    dans le COMICS, MILLER c’est Jésus !!!
    (du sang, de la violence, des dialogues qui tuent et des crucifix partout)

    il y a eu un AVANT MILLER et un APRÈS MILLER.

    en France : RIEN. même les auteurs qui se revendiquent d’une influence COMICS n’ont que peu ou pas mis en pratique les avancées narratives qui ont été possible grâce à lui. OK, le format SIN CITY noir & blanc 200 pages est plus courant de nos jours, mais j’y vois plus une influence de L’ASSO dont le format à 1 cm près est DU FORMAT COMICS.

    est-ce que les BD.fr utilisent un montage très elliptique ou PLUSIEURS VOIX OFF en même temps. non, pas vraiment. est-ce que le style francobelge a de gros aplat de NOIR dans les dessins (ce que tous les dessinateurs savent être très dur à faire)

    MILLER n’est pas un grosse influence GRAPHIQUE et NARRATIVE en FRANCOBELGERIE
    et en même temps, les maîtres francobelges sont légion.
    HÉRGÉ, FRANQUIN, JACOBS, UDERZO, MORRIS, GIRAUD, TARDI, PRATT, BILAL (ah non pas bilal)
    et tous ses maîtres réunis ont créé un type de narration qui est devenu le style BD.

    cela ne m’étonne pas. pour beaucoup THE WATCHMEN est l’une des meilleurs BD de tous les temps. citez-moi 2 ou 3 BD qui soient DIRECTEMENT inspirés de THE WATCHMEN…

    est-ce que les éditeurs ne seraient pas gourmands de ce genre de projets ?
    est-ce que les éditeurs qui sont aussi des fans de ligne claire sont encore ANTI-COMICS (là c’est pas un question j’en connais… nan chuis pas une balance).

    ou est-ce que le format ou le type de parution, et donc les cadence de travail des auteurs, ne permettent pas d’accoucher de « GROS PROJET » ?
    qui veut se cogner un projet de 400 pages qui va TE prendre 8 ans de ta vie en albums cartonnés ?

    les auteurs du monde entier se coulent dans les format des livres imposés par les outils de production de leur culture respective.

    parfois une surprise …
    mettez un BARU au JAPON et vous avez « L’AUTOROUTE DU SOLEIL »
    foutez un TANIGUCHI à REIMS et vous avez le bouquin avec MORVAN.

    mais qui a le pouvoir de changer la forme de parution des livres de son pays,
    MILLER l’a eu à un moment.
    et la porte c’est fermé derrière lui.

    je connais plus d’auteurs INSPIRÉS par MIGNOLA que par MILLER.

    c’était quoi, la question ? ;)

    Répondre
  7. troubadouboy

    Oui a la bande dessinée française bien sur que oui j’en lit énormément

    Voila mes stats
    50% US
    35% française et européenne
    15% Manga

    La bande dessinée européenne n’apporte pas les même récit que la bande dessinée Américaine, Africaine, ou Indonésienne (Différence de culture de situation géographique de système politique…bref)

    Je vais parler d’éditeur plutôt que d’auteur (sinon y’en a pour des plombes)
    L’association, Cornelius, Ego Comme X, Les reveurs, Futuropolis (l’ancien pas le nouveau codirigé par soleil) ou Atrabile, Akileos (qui fait du super taf big up) et Rackham…(liste non exhaustive)

    Certain de ces éditeurs produisent de la bande dessinée de tres grande qualité et prennent position face a la vulgarisation du medium à la surproduction indéscente (regarder les chiffres de l’ACBD qui sont a peu pres juste)

    Bref oui a la bande dessinée francaise oui aux auteurs qui prennent des risques oui au mélange des cultures (frank miller a paris), (Alan moore au sri lanka), (Larcenet au moyen orient) et (Loisel en Patagonie)

    Et continuons a rentré dans le lard des frileux de la curiosité qui porte tres haut leurs drapeaux aux couleur de Lanfeust, Largo Winch, et les blondes…

    Répondre
  8. JK

    Moi j’aime pas trop les clivages Futuro ancien / Futuro nouveau etc.
    On trouve des bouquins d’exception chez le Futuro nouveau et c’est justement en partie grâce à Soleil qui à lui seul est à l’origine d’un tas d’initiatives peu communes, comme Quadrants, la collection Métamorphoses ou le label Venusdea.
    Soleil sort ça, pendant que L’Association (pour ne citer que lui) ne fait quasi plus que de l’achat de droit, des intégrales – pardon, des « monovolumes » – et des rééditions de BD parues chez feu Bréal.
    En bon taquin que je suis, j’aurais tendance à dire que Soleil a pris bien plus position ces dernières années et est largement plus rentré dans le lard des frileux de la curiosité que L’Association qui a fini d’être avant-gardiste depuis bien longtemps. Tiens, d’ailleurs, qui a des nouvelles de leur site Internet ?

    Répondre
  9. zeTROUBADOUR©

    YEP JK, BIG UP.

    j’ai lu des BD dans le(NEW) FUTUROPOLIS que j’ai plus aimé que dans l’ancien, et RIEN que pour « UN HOMME EST MORT » « LA BEAUTÉ » ou « BIG FOOT »,
    leur existence est plus que justifié.

    j’irais même plus loin en disant que d’opposer les « INDÉS » et le « GRAND PUBLIC » ne veut plus rien dire, de nos jours, les auteurs les plus BANKABLES du moment (vente et média) sont des auteurs qui gravitaient autour de l’ASSO.
    SFAR se la donne, LARCENET fait un carton plein et j’ai HÂTE de lire son BLAST 1/5, BLUTCH est souvent chez SOLEIL, DAVID B. est PARTOUT…

    les éditeurs ont considérablement ouvert leurs collections aux jeunes auteurs et parfois pas toujours pour notre bonheur, il faut le dire aussi.
    dans la masse des premiers albums, il faut trier grave.
    « mais il faut bien que JEUNESSE se PASSE ».

    mais je comprends pourquoi on peut en avoir marre de ce que l’on voit.
    je pense purement et simplement qu’il y a 85% de merde PARTOUT.
    la BD, les Gens, les films… tout.

    et l’une des raisons de ma présence ici, c’était de pouvoir mettre la main sur les 10% français qui déchire (parce que pour le COMICS, ça va je sais où chercher)

    j’ai lu STREET ANGEL gràce à WART, et je suis content. par exemple.

    et j’aimerais aussi voir plus d’albums qui ne donne envie…
    mais c’est pas le cas. ;(

    certaines maisons d’édition ont su trouver l’impulsion pour se renouveler.
    DARGAUD fait des trucs pas mal du tout. SOLEIL lance un paquet de COLLECTIONS sympa et GLENAT a créé DRUGSTORE qui va lui redonner un bon coup de jeune.

    bref ces grosses maisons ont réussi à se retourner pour se lécher leurs plaies et avancer. d’autres stagnent, et d’autres encore vivent sur une gloire passée…

    SARBACANE, ANKAMA, KSTR(CASTERMAN), BAYOU(GALLIMARD), FUTUROPOLIS(SOLEIL), QUADRANTS(SOLEIL) font des livres vraiment originaux,
    peut-être parce qu’ils ont TOUS abandonné le format 44 pages cartonné… ?

    et nombre de ces structures proviennent de gros éditeurs.

    Tous les cadors de L’ASSO bossent maintenant pour les MAJORS.

    et où est la jeune garde ? bin elle avance mais comme elle n’a pas toujours un accès directe aux moyens de production comme l’avait L’ASSO… elle va moins vite.

    et OUI, TROUBABOY, tu as raison que le secret c’est le mélange.
    NYX de JOSUA MIDDLETON est un bon mélange de COMICS MODERNE avec du MANGA.
    ELEKTRA LIVES AGAIN est pour moi le chainon manquant entre la BD et le COMICS.

    quand ZBLU COPS, LUCHA LIBRE ou BAO BATTLE se la donne à mixer du MANGA avec de la BD, j’ai les yeux HUMIDES de joie… et c’est pas chez les indés que cela se passe (glénat et les humanos)

    Répondre
  10. Troubadouboy

    Ah j’adore quand sa part en microdébats…

    J’aimerais revenir sur le faite que si aujourd’hui on a la chance de lire autres choses que du 48 cartonné couleur c’est parce que en 1990 tout le monde refusaient de but en blanc touts projet en N&B et ou a forte pagination et ou Autobiographique et ou engagés et ou a format original…

    La réaction de certains auteurs a été de crée L’association et ou Futuropolis (qui est certes plus vieux j’y viens) pour palier au faite que les éditeurs majeurs refusait tous se qui rentrais dans le lard des frileux de la curiosité.

    Ce que je voulais souligné en parlant de l’avant Futuropolis c’est a dire avant l’achat par soleil c’est que futuropolis crée en 1972 et qui a finis sa course de (fond) en 1994 à pousser au plus loin et avant tout le monde (même les Etast Uniens) la bande dessinée dans sa dénomination d’art.
    Quel éditeurs peut se vanter aujourd’hui d’avoir une collection exclusivement réservé a l’édition ou la réédition de classique de la bande dessinée…

    Les futuro a l’époque crée la collection copyrihts qui rassemble des chef d’œuvre tel que:

    Popeye de Elzie Crisler Segar un des tout premier comics strip crée en 1929
    Dick tracy de Chester Gould ou Mandrake le magicien de Lee Falk
    font partie des premier personnage d’aventure
    Superman par ces créateurs Jerry Siegel et Joe Shuster ou Batman par Bob kane et Bill finger le scénariste créateur dont le nom ne fut pas retenue par l’histoire…
    Zig et Puce du français Alain Saint Ogan
    la première série française à systématiser enfin l’usage des bulles
    ou encore… Le Spirit de Will Eisner
    on peut trouver aujourd’hui une réédition du spirit chez soleil comme quoi il font aussi des bon truc… (j’y reviens après)

    Futuro faisait des putains de bouquins de A à Z du contenu au contenant, la fabrication était a la hauteur de l’œuvre elle même…
    Le format de cette collection était atypique puisque c’était un format a l’italienne.

    Gallimard avait donné son accord qu’on ne réutiliserais pas le label Futuropolis de Florence Cestac et Etienne Robial sans les consultés d’abord.
    Quand soleil à racheté des parts à Gallimard parce qu’il voulaient faire de la bande dessinée (Intello) Car oui on peut vendre autres choses que des histoire de dragon et de jolies demoiselle au mensuration alléchantes.
    Soleil ne voulant pas apposer leur nom d’éditeur synonyme de gros éditeurs commercial sur le label décida que Futuropolis étaient pas mal je vous laisse deviné la suite pas de consultation des créateurs orignal de futuropolis moi je trouve sa un brin pourris…

    Je suis conscient que certains lecteur ne serons pas éclairé par mes dires il suffit de lire les différent essaies sur la bande dessinée publié à l’Asso ou la véritable histoire de futuropolis de florence cestac ou les bouquins de Thierry Groensteen pour connaitre ces histoires mais quand les génération futur parlerons de futuropolis se seras une maison d’édition crée par soleil ou non ?

    Les choix éditoriaux des nouveaux futuro sont très honorable ils sortent régulièrement de très bon livre (De Crecy, le Martha Jane Canary, David B, Blutch ) mais la n’est pas la question.

    Trouvé sur Wart… (Farid bosse toujours avec moi, dans une boîte que j’ai monté avec Gallimard qui s’appelle Futuropolis. » Mourad Boudjellal (RMC, Moscato Show, 3 décembre 2008) )

    Un autres truc qui me turlupine c’est quand une grosse maison d’édition comme Casterman crée sa collection écritures qui réunit malgré tous d’excellent bouquin leurs but premier (a moins que je ne sois trop cynique) n’est pas de publié des bon et ou beaux livres mais de gratter des parts de marcher a ceux qui avant eux ont crée (la création reste pour moi celle de Will Eisner Master of Master Miller…) ou importer le format roman graphique.

    Quand Casterman distribué par Union Distribution sort en 2003 ils on un argument de poids face aux libraires (c’est comme l’association mais en plus on accepte les retours…)

    A savoir qu’avant la création de la collection écritures casterman avaient quand même refuser un des plus grand roman graphique de l’histoire de la bande dessinée MAUS (rien que sa !!! ils étaient un peu obtus à l’époque hein…)

    « En bon taquin que je suis, j’aurais tendance à dire que Soleil a pris bien plus position ces dernières années et est largement plus rentré dans le lard des frileux de la curiosité que L’Association qui a fini d’être avant-gardiste depuis bien longtemps » JK

    Ouh la la la la le taquin !!!

    Soleil en prise de position c’est un album sur Mai 68 à 19€68 noté le trait d’humour par rapport au prix incroyable hein!
    Bah oui on s’engage mais on rigole hein Mai 68 la pensé communiste, révolutionnaire,liberataire hein c’est pour rire hein non ah bon !
    Ah oui a noter une adaptation des paroles de poilues nan mais c’est des fous quoi …

    Soleil et d’autres éditeurs surf sur toutes les vagues et c’est la le VERITABLE problème.

    Quand on publient de la merde que l’on commande a des mecs qui bossent pour manger et qui font ce que on leur demande (discuter librement avec un dessinateur soleil vous allez êtres surpris)

    Ont ne peut pas être crédible en sortant une grande bande dessinée engagé.

    Un éditeurs n’est pas un distributeur un éditeur c’est quelqu’un qui certes fonctionnent si il est économiquement rentable mais c’est aussi quelqu’un qui prend des risques qui se bat pour défendre ces auteurs et sa ligne éditorial.

    C’est vraies que soleil me rentre dans le lard a chaque fois que je vois leurs nouveautés en librairies
    Les blondes… lanfeust et ces centaines de dérivés… soleil c’est 600 nouveautés en 2007 sa calme sérieusement ma curiosité.

    Alors bon c’est vrais que L’association et ces 15 nouveautés par an depuis 20ans font pas dans l’abondance mais tant mieux…

    Je ne veux pas m’érigé en défenseur des éditeurs indés ou alternatif certains gros font des bouquins géniaux la collection Signé chez le lombard, la collection Aire libre chez Dupuis la Colletion Poisson pilote chez Dargaud bref y’à du bon partout… et du mauvais partout..

    Mais reconnaitre les prises de risques financières et artistiques de certains face a de très grosses entreprise qui surproduise dans un but purement mercantile me semble très important.

    Troubadour un ptit mélange sympa : Scénariste américain dessinateur français ( avec plein de voix off dedans… ) http://www.bdtheque.com/main.php?bdid=220&scroll=0

    Répondre
  11. JK

    Ce débat m’a toujours laissé perplexe.
    Il y a du vrai dans ce que tu dis sur la surproduction. Mais j’y vois plus un effet pervers qu’une envie farfelue de produire à la chaîne. Il faut plus de mise en place aujourd’hui, plus d’albums en linéaire, pour égaler le volume de vente d’il y a quelques années. Si on produit moins, moins d’albums visibles et moins d’argent. Fatalement, ça donne des kilos de BD qui n’auraient jamais été signées il y a 10 ans et pas mal d’éditeurs (ceux qui ont la trésorerie suffisante) sont tombés dans ce piège vicieux.
    Ça a aussi donné naissance à des labels étonnants, kstr, Venusdéa, collection Métamorphose, Punaise et puceron chez Dupuis, Outsider chez Delcourt etc.
    On ignore si ces aventures éditoriales ont été lancées après réunion brainstorming de tous les directeurs financiers. Je crois que c’est plus compliqué que ça et les gens qui s’en occupent me paraissent un minimum passionnés.

    On peut reprocher à Mourad Boudjellal de s’être servi de la marque Futuropolis pour lancer son « label » indé, mais s’il faut faire les comptes, les livres publiés sont pour leur grande majorité de grands bouquins.

    Eh oui, Soleil a pris des risques. En lançant Futuropolis, Quadrants ou des bouquins comme Epictete, celui de Collignon avec Reporter sans frontières, je ne suis pas certain qu’ils aient su depuis le début qu’ils gagneraient de l’argent. Je n’ai pas les chiffres, mais je suis à peu près sûr que quasi aucun bouquin chez Futuropolis n’est rentable. Alors, on me dira que ce sont les Blondes qui financent tout ça, mais à la limite, pourquoi pas ? Si les Blondes nous permettent de lire des bouquins comme Brooklyn Dreams, je dis banco.

    Mais parlons de risque. Où sont-ils les risques aujourd’hui chez l’Asso ? C’est du patrimonial, de l’achat de droit, des rééditions de catalogues morts comme les nombreux Sattouf déjà édité par Sfar chez Bréal. Qu’ont-ils fait de neuf ces dernières années ? Ils ont édité Ruppert & Mulot, on est bien d’accord, mais leur projet de Maison Close (dans lequel on retrouve même Cestac) sera édité en janvier chez Delcourt tandis que leurs initiatives les plus revigorantes sont à voir sur le web… David B sort ses livres chez Futuro et ses futurs carnets seront chez Delcourt.

    J’ai toujours l’impression que ce débat nous ramène du temps de L’Asso des débuts, du Futuro d’avant, mais qu’on ne parle jamais de la situation actuelle de certains des premiers éditeurs avant-gardistes. Ouais les étals sont gangrenés de bouquins merdiques, mais il n’y a jamais eu autant de bonnes choses, de choix, dans tous les genres possibles.
    C’est peut-être sévère, mais aujourd’hui je vois une figure de la BD comme JC Menu comme quelqu’un d’incroyablement aigri, qui après avoir gagné son combat sur une certaine idée de la BD – puisque les gros éditeurs si sont mis en recrutant des Sfar ou des Trondheim en directeur de collection – vocifère contre tout et n’importe quoi. L’avant-garde, l’alternative, on la trouve aussi sur le Net, sur les expérimentations à venir sur téléphone. Soit deux sujets dont l’Association ne veut même pas entendre parler, preuve qu’ils sont, désolé de le dire, passés d’éditeurs avant-gardistes à de vieux gardiens du temple.

    Répondre
  12. zeTROUBADOUR©

    AH ce MILLER qu’est qu’il inspire comme combats idéologiques.
    (il est content ROSCOE) ;)

    alors d’abord
    « Un éditeurs n’est pas un distributeur. un éditeur c’est quelqu’un qui certes fonctionnent si il est économiquement rentable mais c’est aussi quelqu’un qui prend des risques qui se bat pour défendre ces auteurs et sa ligne éditorial. » OUI, DANS UN MONDE où JE SERAI EDITEUR ET Où JE PUBLIERAI DES BOUQUINS SUPERS PUISQUE QUE J’AI BON GOUT… ce que pense beaucoup de personne sans jamais passé à l’acte.

    je ne fantasme PLUS le rôle de l’éditeur. oh nan.

    certains font du bon travail, mais cela consiste à tenir le restaurant.
    si tu n’as pas un vrai chef en cuisine, qui fait des bons plats, tu es marron. t’as une cantine à gérer. et ça rapporte pas cher une cantine.
    et si tu fais pas de PUB pour ton resto, tu es mort.

    il faut prendre les éditeurs pour ce qu’ils sont(liste non exhaustive) :
    - des gens cultivés
    (bin ça bosse dans les livres quand même…
    faut pas les prendre pour des cons.)

    - des gens qui sont censé être bons dans les rapports humains
    (c’est pas donner à TOUT LE MONDE…)

    - des gens qui ont un patron, voire plusieurs avec des objectifs de vente. (qui ne sont presque jamais atteint,
    DONC COMMENT SURVIVRE sans être dans le rouge… Hé COMME NOUS DIS DONC!!!!!)

    dans le pays des rêves, un éditeur n’a pas BESOIN d’avoir des idées.
    les auteurs les lui proposent.

    mais les éditeurs qui sont souvent aussi des ARTISTES, peuvent proposer des idées (projets, collections) qui peuvent parfois répondre mieux (ou pas) aux réalités du marché… QUE PEU D’AUTEURS PEUVENT SE VANTER DE CONNAÎTRE.

    donc c’est quoi un bon éditeur, puisque que c’est leur faute, TOUT ce qui arrive ?

    > un artiste interventionniste qui met sa grain de sel dans le travail dans auteurs parce que lui n’aurait pas fait comme ça ?
    > un gestionnaire qui une fois qu’il a signé un artiste lui laisse carte blanche … quitte à publier des BD qu’ils n’aiment pas et jamais « aider » les auteurs à évoluer en étant le premier lecteur ?
    > ou c’est juste le gars qui signe les chèques ?

    aucun des trois.

    les auteurs ont autant que les éditeurs leur part dans la GUEULE de la production actuelle. pourquoi on voit des merveilles comme LUCHA LIBRE et en même temps MUTAFUKAZ refusé par tous les éditeurs. hein ?

    si des auteurs proposent des histoires modernes, ils auront à force, de plus en plus qui passent et si ça score un peu, les éditeurs suivront et prendront confiance.

    et OH MAGIE!!!!
    c’est ce qui se passe, et pour cela oui LES BLONDES et LANFEUST ont surement financer BLUTCH, DAVID B et le reste de FUTUROPLIS.
    et même si cela vous arrache la gueule, c’est SOLEIL qui a publié BLUTCH, DAVID B, DE CRECY, UN HOMME EST MORT, BIG FOOT etc…

    et l’ASSO ressort des MONO-INTEGRALES des leur gloire passé et publié SPERMANGA … pff.

    il est loin le temps où les trucs cools venaient de L’ASSO.

    vous savez pourquoi… je vais vous donnez un secret.
    ne suivez pas les éditeurs, SUIVEZ les AUTEURS!!!!

    si BLUCTH fait un jour un LANFEUST je l’acheterai.
    oh putain, ils m’ont fait acheté XIII avec MOEBIUS.
    et j’ai lu presque tout DONJON à cause de BLUTCH.

    comme dans le ciné ricain.
    les stars de l’INDÉ (sundance) sont partis faire des films chez les MAJORS,
    et cela a CARREMENT relever le niveau de la production.

    le BLAST de LARCENET, n’aurait jamais été possible s’il n’était pas insu d’une culture alternative et s’il n’avait trouver un voix qui parle à tout le monde pour faire passer ces messages.

    il vaut mieux faire une histoire anti-raciste chez disney, tout le monde voit ton travail.

    Répondre
  13. zeTROUBADOUR©

    de nos jours, ce n’est plus une histoire de méchants GROS éditeurs,
    contre les gentils petits INDÉS.

    ce n’est plus d’actualité.
    certains INDÉS ont une production que je ne toucehrai pas avec une bite de location et certains merdes produites par les MAJORS me donne envie de devenir un SUPERVILAIN PYROMANE à la FNAC…

    les INDÉS ont comme tout le monde le sait de gros risques à faire face pour rentabiliser un livre. l’équilibre ce fait souvent autour des 1500 exemplaires.

    chiffre considéré comme un échec par les MAJORS.
    les GROS visent donc le même public de « lecteurs supérieurement cultivés et intelligents ». ils font des livres en couleur, cartonnés pour un public plus adulte avec un seuil de rentabilité plus élévé.

    une petite simulation s’impose :
    ——————————————
    vous êtes un auteur qui n’est pas manchot.
    vous faîtes un bouquin couillu dans le genre de « LA BEAUTÉ » de BLUTCH.

    les indés ne peuvent le produire et ils vont vous dire d’aller voir les gros.
    les gros qui ne veulent pas prendre d’argent, vont vous envoyer chez les indés.

    et donc avant vous n’aviez plus que le seul choix d’attendre 10 ans.
    de devenir BLUTCH ou connu comme lui et BASTA… si t’as pas arrêter entre temps…
    ———————-

    et à notre merveilleuse époque, tu peux aller faire comme BASTIEN VIVES chez KSTR. ou allez claquer la thune des BLONDES chez MOURAD et il y en a d’autres.

    et on lisait quoi avant BAYOU, KSTR, FUTUROPOLIS ?

    AIR LIBRE, SIGNÉ, POISSON PILOTE ? et avant…

    où est-ce qu’avant cela, les livres for MATURE READERS étaient juste grand public ? ALACK SINNER, CORTO, TARDI, COMÈS… oh dis donc que du CASTERMAN…

    je rappelle quand même que MUNOZ (dont je parle ici, avec un genou au sol) dis dans le formidable bouquin d’interview paru en 2007, que ALACK SINNER n’a jamais vraiment vendu plus que 5000 exemplaires.
    j’en ai pleuré (intérieurement) quand j’ai lu cela.

    le marché est saturé de conneries, mais faut toujours se baisser pour aller chercher des truffes. faut pas être trop colère et souple sur les genoux quand on va au BD SHOPPING maintenant.

    les marché US et JAPAN sont pires. mais leurs merveilles sont éblouissantes.
    et les auteurs US et RICAINS ne rêvent que de faire des BD chez NOUS.

    alors c’est pas si pourri alors, d’être traité comme un artiste… hein ?

    Répondre

Ajoutez votre grain de sel :