Les BD de la collection Punaise de Dupuis, accessibles aux sourds et aux malentendants

Depuis cette semaine, les éditions Dupuis proposent des lectures d’albums de la collection Punaise aux personnes sourdes et malentendantes (qui en grande majorité ne savent ni lire, ni écrire), à l’aide d’une interface vidéo gratuitement disponible sur le site de web de la collection. Si le premier tome des Enfants d’ailleurs de Bannister et Nykko est le seul accessible pour l’instant, d’autres ouvrages vont s’ajouter au catalogue, avec au choix une retranscription des bulles en langage des signes ou en langage parlé/codé.

À l’origine de cette initiative, on retrouve le Ministère Wallon de l’Action sociale et de l’Égalité des chances qui, en plus de son soutien financier, apporte le concours des associations « Les mains pour le dire » et « la Maison des Familles » pour la réalisation des clips vidéo. La collection puceron n’est pas concernée par les vidéos du fait des albums muets qu’elle propose, mais bénéficie, comme sa grande sœur, du logo avec l’oreille sur fond bleu imprimé sur le 4eme de couv’ des albums. Une signalitique inédite en BD, pour indiquer que la lecture est adaptée aux personnes sourdes et malentendantes.


Les images sont © Dupuis 2007.

  1. Mouais…Ca m’étonne un peu tout ca… Tous les sourds et malentendants que je connais savent lire et écrire… Ca me laisse perplexe cette histoire !

  2. L’information vient des notes fournies lors de la presentation de l’opération. Selon ces informations 70% des sourds ne savent ni lire ni écrire.

    Vu que l’initiative provient d’associations spécialisées, il est peu probable que ces chiffres soient bidonnés.

  3. Heu… non. par contre, « une majorité de sourds ne savent ni lire ni écrire », je sais pas où vous avez été piocher ça… ou alors ça s’applique aux jeunes enfants mais sinon, c’est complètement faux.

  4. Alors il y en a un pour chaque pays + un universel, genre un esperanto.

    Allez, reflexe wiki…

    « La langue des signes n’est pas une langue universelle. La grammaire est sensiblement la même, mais le vocabulaire diffère d’un pays à l’autre. »

    Ouais, effectivement, je disais des conneries… 😛
    Bon, il doit tout de même y avoir quelques similarités entre la langue des signes française et la belge francophone… Des spécialistes dans l’assemblée ?

  5. Ouaip. L’avantage est que le langage des signes est, me semble-t-il, quasiment universel, donc le travail fait en Belgique pourra être relayé dans beaucoup de pays et ne pas seulement être visionné par les sourds-muets belges.

    Je ne dis pas de conneries ?

  6. Esperons le contraire, il n’y a que ça a faire de toute façon !
    Mais d’abord faut voir comment va être accueillie l’initiative, ses incidences et tout ça.
    Esperons (encore) qu’il y aura de la publicité et beaucoup de communication autour de ça.

  7. Oui c’est une initiative vraiment exceptionnelle, et nous étions super enthousiastes de découvrir cela.

    Aprés l’opération est financée par les pouvoirs publics belges. Pas sûr que les éditeurs se lancent dans de telles initiatives d’eux-même, compte tenu de la charge financière qui doit être considérable.

  8. Excellente initiative !
    J’espère que les autres éditeurs vont en prendre de la graine et que ce système va s’étendre à des bandes dessinées plus adultes pour que ceux-ci puissent aussi en bénéficier.

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